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116006 CatherineBertrand 09072021Le ministère de la Justice a décidé de limiter le temps d’écoute des victimes sur la plateforme gouvernementale 116 006, numéro d’écoute pour toutes les victimes, notamment victimes d’attentats, de violences intrafamiliales (incestes, violences conjugales…), de violences faites aux femmes, alors même que le Président de la République a décrété la lutte contre les violences faites aux femmes « grande cause nationale du quinquennat ».

Face à cette limitation, qui est en totale contradiction avec le droit des victimes, la fédération France Victimes, en charge actuellement de ce numéro, lance aujourd’hui, avec les 130 associations locales d’aide aux victimes ainsi que des associations de victimes, le "Collectif France Victimes pour l’écoute des victimes" pour demander la suppression de la limitation du temps d’écoute des victimes.

Pour le Collectif, l’écoute des victimes est le cœur de notre humanité et la base de tout accompagnement. Les victimes doivent avoir le droit et le temps de partager et de s’exprimer sur les violences qu’elles subissent afin d’être prises en charge au mieux.

En voulant dans son appel d’offres public limiter le temps d’écoute des victimes, la justice française tourne le dos aux centaines de milliers de victimes. Accidents, viols, attentats, maltraitances, harcèlements.... Pas plus de 6 minutes !

En Europe, la France a été la première à construire un droit des victimes. Aujourd’hui, alors que la France prendra la présidence du Conseil de l’Union européenne, c’est l’Europe qui donne une leçon à la France.

L’organisation européenne Victim Support Europe, ainsi qu’une quinzaine d’associations européennes d’aide aux victimes, ont écrit au Président de la République Emmanuel Macron afin de l’alerter sur cette limitation, qui va à l’encontre du droit européen des victimes.

Rejoignez la page Facebook du Collectif !

 N'hésitez pas à signer la pétition intitée par Catherine Bertrand, qui nous offre en plus une illustration pour soutenir notre combat contre ces 6 minutes. Merci !

 

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 image 34esAssises Nancy

Prenez part aux Assises nationales de France Victimes en 2021 à Nancy !


En 2021, la fédération FV co-organise avec France Victimes 54 ce rendez-vous annuel de l'aide aux victimes, qui se déroulera compte tenu de ces derniers mois, non plus en juin mais du jeudi 4 au vendredi 5 novembre 13h à Nancy au Centre Prouvé sur le thème « De l’aide à la protection des victimes ».

Vous pouvez vous inscrire dès maintenant !

Concernant le programme, après une allocution sur l'évolution des politiques publiques de l'aide à la protection, 5 tables-rondes pour réfléchir autour de : 

- Les enjeux de la protection des victimes

- Quels outils de protection des victimes ?

- Pour un accompagnement plus global des victimes : différents facteurs de protection

- La Famille comme lieu à protéger

- Pratiques innovantes, pratiques inspirantes

pdf Pré programme 34es Assises Nationales 2021 - V2807202 (1.18 MB)

Formulaire d’inscription en ligne

Si la reconnaissance des droits des victimes s’est fortement développée en 30 ans, la société civile, et tout particulièrement les associations d’aide aux victimes, se sont mobilisées pour rendre ces droits effectifs.

Aussi, un véritable arsenal législatif, national et européen, a vu le jour ces dernières années, aux fins de garantir la réelle prise en compte des besoins spécifiques des victimes et, en particulier, d’assurer leur protection effective.

Citons le large développement des dispositifs de téléprotection des victimes (Téléphones Grave Danger, Bracelets Anti-Rapprochement, …), les mesures spécifiques de protection pour les enfants mineurs, ou encore la prise en charge psychologique.

Outre ces outils, des procédures spécifiques ont été créées visant à accélérer l’accompagnement global des victimes. A cet égard, l’évaluation des besoins des victimes en matière de protection (EVVI), les interventions sociales et la procédure d’indemnisation sont d’autres exemples novateurs.

C’est dans ce contexte que les 34es Assises nationales de l’aide aux victimes se proposent de présenter plusieurs de ces dispositifs innovants et d’interroger leurs incidences sur les pratiques de l’accompagnement des victimes.

Assistons-nous, avec le développement de ces outils et l’implication des Association d’Aide aux Victimes dans leur mise en œuvre, à un changement de paradigme ? Un mouvement que l’on pourrait résumer comme un passage de l’aide à la protection ?

C’est cette question en guise de fil rouge que ces 34es Assises vous invitent à venir explorer.

 


AGfedeFV2021Ce samedi 26 juin, une centaine de personnes représentant 76 associations a pris part à l'Assemblée Générale de la fédération France Victimes à la Cité universitaire internationale.

Beaucoup de joie de se revoir pour partager des réflexions et des préoccupations pour une aide aux personnes victimes efficace et pérenne sur tout le territoire, dans les associations d'aide aux victimes du Réseau essoufflées par trop de missions à effectifs constants, comme au national, en particulier avec l'activité accrue sur la plateforme téléphone d'aide aux victimes qui gère le 116006.

Maryse Le Men Régnier, présidente a été reconduite en fin de journée au poste de Présidente de la fédération France Victimes par le tout nouveau Conseil d'administration élu dans la matinée. Elle a prononcé  pdf un discours (202 KB) marqué du sceau de la reconnaissance du travail accompli par le Réseau et par l'équipe fédérale pendant toute cette année très difficile, et de l'exigence pour un engagement associatif fort au bénéfice de toutes les personnes victimes, sur l'ensemble du territoire.

La vie démocratique bat son plein à France Victimes, car, après une année 2020 qui n'avait pas vu d'élections, pour cette année 2021, 29 associations ont souhaité intégrer l'instance décisionnelle de la Fédération pour 16 postes à pourvoir.

Composition du nouveau CA et Bureau (en gras)

AVEMA-France Victimes 01 => Jean-Pascal Thomasset, Secrétaire Général
APERS – Aix-en-Provence (nouvelle élue)
France Victimes 16 – Angoulême (nouvelle élue)
France Victimes 21 – Dijon
Remaid-France Victimes 26 - Valence
France Victimes 31 – Toulouse (réélue) => Françoise Passuello, 1re Vice-Présidente
AL-Prado 33 – Bordeaux => Maryse Le Men Régnier, Présidente
France Victimes 34 – Montpellier (réélue) => Roselyne Leplant-Duplouy, Trésorière
France Victimes 37 - Tours
France Victimes 38-Apress - Vienne (nouvelle élue)
ADAVEM-JP40 – Mont de Marsan (nouvelle élue)
France Victimes Nantes 44 (nouvelle élue)
Le Mars-France Victimes 51 (réélue)
France Victimes 54 – Nancy (réélue)
France Victimes 58-Andavi - Nevers => Jérôme Moreau, 2e Vice-Président
France Victimes 87 – Limoges (réélue)
France Victimes 65 – Tarbes (nouvelle élue)
France Victimes 66 – Perpignan (nouvelle élue)
Sos Aide aux Habitants-France Victimes 67 – Strasbourg => André Laurent, Trésorier adjoint
Viaduq-France Victimes 67 – Strasbourg (réélue)
VIFFIL-SOS Femmes - Villeurbanne
AMAV – Avignon (réélue)
GUADAV France Victimes 971- Pointe à Pitre (réélue)
APAJ-PF Te Rama Ora – Polynésie (réélue)

La Déléguée interministérielle à l'aide aux victimes, Frédérique Calandra a été très soutenante et reconnaissante de la qualité du travail des associations agréées par le ministère de la Justice. Elle a souligné notre positionnement adéquat pour une co-construction de la politique publique d'aide aux victimes. Le Chef du SADJAV, Philippe Caillol, a bien pris en considération le besoin d'un plus grand dialogue entre l'administration et le Réseau, et indiqué que l'aide aux victimes était un enjeu essentiel pour l'institution judiciaire qui se doit d’informer les victimes et de garantir leurs droits. 

  pdf Voir le diaporama de l'AG (8.77 MB)


 

Le procès des attentats du 13 novembre 2015 débutera à partir du mercredi 8 septembre 2021, devant la Cour d’assises de Paris (dans les locaux de la Cour d’appel, sur l’île de la Cité).

Il devrait durer entre 6 et 8 mois, et est actuellement prévu jusqu’au 15 avril 2022 (date prévisionnelle).

Près de 1800 personnes sont actuellement constituées parties civiles

Une salle d’audience dédiée a été construite dans la salle des pas perdus, à la Cour d’appel de Paris ; elle comptera 550 places environ pour les parties civiles et les avocats (près de 300 constitués actuellement). Il y aura aussi plus d’une dizaine d’autres salles de retransmission dans la juridiction, à disposition des parties civiles en priorité, et de toute personne souhaitant suivre le procès, l’audience étant par principe publique.

Près de 1800 personnes sont actuellement constituées parties civiles, et d’autres constitutions de partie civile interviendront encore assurément.

Un accès facilité à la teneur des débats via une Webradio

Les nombreux mois durant lesquels vont durer les audiences ne sont pas sans incidence sur le droit des victimes d’avoir accès à la justice et à un procès, sur une durée si longue, ce alors que de nombreuses parties civiles sont domiciliées loin de Paris, qu’elles travaillent…

Dès lors, en plus de la possibilité de présence aux audiences à Paris, un dispositif de Webradio va également être mis en place, permettant aux parties civiles qui auront demandé un code personnel de connexion, d’écouter le procès à distance, via une retransmission audio non interactive des débats.

pdf Télécharger le vademecum pour l'utilisation de la web radio
(891 KB)

Cette modalité, consacrée par la loi du 24 décembre 2020 relative au Parquet européen, à la justice environnementale et à la justice pénale spécialisée est véritablement apparue comme une solution de compromis ; une vigilance à l’égard des parties civiles s’imposera néanmoins, sur le retentissement que ce suivi « passif » pourra avoir pour certaines, hors enceinte judiciaire et parfois dans l’isolement le plus complet.

 

Un accompagnement de proximité avec Paris Aide aux Victimes, et en relais, le réseau France Victimes, pour les personnes qui assisteront au procès

Dans cette perspective, le réseau France Victimes, en lien avec l’ensemble des autres acteurs (autorités judiciaires, avocats, associations de victimes etc) est toujours mobilisé pour les parties civiles et le sera pendant toute la durée du procès :

- l’association Paris Aide aux Victimes, réquisitionnée depuis des mois par le Parquet, sera présente tout au long du procès, avec une équipe de 16 professionnels environ, accueillants et psychologues.

Paris Aide aux Victimes a d’ailleurs participé, avec la Cour d’appel de Paris, à la rédaction d’un vademecum général lequel détaille l’organisation générale du procès et donne des conseils pratiques aux parties civiles (aide juridictionnelle, accès au tribunal, frais de justice etc.).

  pdf Télécharger le vademecum pour l'organisation du procès (2.59 MB)

Pour joindre Paris Aide aux Victimes, dès maintenant et pendant tout le procès : 06 35 18 99 60 ou Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser..

D'autres informations sur la page dédiée de la Cour d’appel de Paris 

 

            - Paris Aide aux Victimes va également ouvrir pendant le procès une ligne téléphonique dédiée d'assistance psychologique pour le dispositif de Webradio (Tél : +33 6 75 77 59 23, de 10h à 21h du lundi au vendredi et de 10h à 12h le samedi). Elle sera gérée par des psychologues de l’association, et des liens seront établis avec des relais locaux en cas de besoin, avec les associations France Victimes et les centres de psychotrauma (CRP) notamment. 

            - Le réseau France Victimes, en particulier ses 102 associations locales mobilisées immédiatement après les attentats du 13 novembre 2015, est à disposition des victimes et de leurs proches, pour un accompagnement de proximité, à l’approche de cette étape dans le parcours des victimes, douloureuse certes, mais importante.

Retrouvez les coordonnées des associations locales : https://www.france-victimes.fr/index.php/component/association

Les personnes victimes peuvent contacter le 116 006, numéro national d’aide aux victimes, géré par France Victimes (appel et service gratuits), qui pourra aussi assurer la mise en relation avec une association locale.

 


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Le nouvel appel d’offres émis par le ministère de la justice pour l’exploitation du numéro d’aide aux victimes, le 116 006, ouvert pour toute personne qui s’estime victime d’une infraction prévoit 6 minutes pour écouter, informer et orienter, au risque de pénalités. Cette limitation concerne 80 % des appels et dans les 20 % de cas restants, le temps d’écoute pourra être poussé à 9 minutes, contre 20 minutes dans le marché actuel.

Il n'est pas entendable que l'Administration ne prenne pas en considération les 4 années d'échanges du précédent marché où il a été démontré que le besoin d'écoute était fort, et de plus de 9 mn. Ce besoin est d'autant plus prégnant que les victimes ont le sentiment de ne pas être comprises parfois par leur entourage, de ne pas être entendues par les institutions.

Il n'est pas rare que les personnes victimes ne croient plus en un système qui protège, alors il est fondamental au moins qu'un numéro d'appel national qui s'adresse à toutes les personnes victimes soit ouvert, empathique, professionnel et humain, dans une écoute qui ne soit pas contrainte à 6 minutes réglementaires.

Nous invitons toutes les personnes qui le souhaitent à lire et télécharger ce  pdf Manifeste pour l'avenir du 116006 (86 KB) et à le renvoyer à la fédération France Victimes : Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser. / 27 avenue Parmentier 75011 Paris.

 


MDV GenerationEgalite ONUFemmesFR

Mémo de Vie, la plateforme numérique pour aider les personnes victimes à sortir des violences, a reçu la reconnaissance du Prix Accélérateur d'Égalité auquel elle avait candidaté. Mémo de Vie s’inscrit en effet avec cohérence dans les objectifs de la campagne Génération Égalité, puisqu’elle a vocation à aider les personnes à prendre conscience des violences dont elles sont victimes et à crédibiliser leur parole. La plateforme s’appuie également sur la solidarité de leurs proches, tout en facilitant leur accompagnement par les professionnels.

La campagne Génération Égalité organisée par les Nations-Unies à l’occasion de la commémoration des 25 ans du Programme d’action de Beijing en 1995, le plus grand engagement global jamais établi en faveur de l’autonomisation des femmes et de l'égalité des sexes. C’est dans ce contexte que ONU Femmes France organise du 18 mai au 1er juin 2021 un Festival d’engagement citoyen, Génération Égalité Voices, dont le but est de promouvoir des initiatives associatives et citoyennes faisant avancer les droits des femmes et l’égalité de genre.

La plateforme Mémo de Vie, outil digital inédit d’aide aux femmes victimes de violences et aux professionnels qui les accompagnent, a ainsi reçu dans ce cadre la double labellisation Génération Égalité Voices et ONU Femmes France.

L’Antenne UN Women de la Sorbonne et l’ONG féministe Humanity Diaspo a sollicité France Victimes pour participer à la conférence inversée "Quelles avancées pour les droits des femmes depuis Beijing 1995 ?” du 26 mai. Olivia Mons, porte-parole et directrice communication et développement de France Victime, a ainsi fait partie des expert.e.s invité.e.s dans ce cadre à porter un regard sur les violences basées sur le genre, et à présenter des actions féministes innovantes en faveur de l’égalité des sexes. Elle y a souligné l’importance de la collaboration et des coalitions entre ces différents professionnels dans la lutte contre les violence basées sur le genre, et pour parvenir à une réalisation effective de l’égalité en matière de genre. 


psychoLe 10 juin dernier, les psychologues ont manifesté un peu partout en France. Mobilisés sans discontinuer pendant la crise sanitaire, afin de répondre présents face à la souffrance et l'isolement de la population, ils déplorent aujourd'hui un manque de reconnaissance de leur statut et s'inquiètent pour l'évolution de la santé mentale en France.

Les dernières mesures proposées par le gouvernement, tels que « les chèques psy » pour les étudiants, le dispositif PsyEnfantAdo (soutien psychologique d'urgence pour répondre aux conséquences de la crise sanitaire), le remboursement des psychothérapies en libéral par l'Assurance Maladie (selon le rapport de la Cour des Comptes 16 février 2021)..., questionnent en effet beaucoup la profession.

L'ensemble des psychologues est très favorable au remboursement de la prise en charge psychologique pour les patients, mais refuse les modalités proposées de mise en œuvre, en particulier l'obligation d'une prescription médicale (par un médecin traitant), permettant l'accès au soutien psychologique chez un psychologue.

Cela témoignerait en effet de la para-médicalisation d'une profession qui n'appartient pas au monde médical. Ce serait également une perte d'autonomie du psychologue, le médecin déterminant le protocole de soin psychique à mettre en place, ainsi que les outils utilisés. Surtout, ces allers-retours entre le médecin et le psychologue rendront plus lourd le parcours de soin du patient. Le psychologue devrait par ailleurs fournir un compte rendu au médecin pour justifier cette « permission » d'entretiens, ce qui pourrait dès lors mettre à mal la confidentialité des échanges.

De plus, les professionnels relèvent l'inégalité d'accès à la prise en charge psychologique, car avec les critères existants, seront exclus des patients selon leur âge ou leurs symptômes. Pour les patients qui seront éligibles à cette prise en charge, ils devront se limiter à 10 séances maximum, dans une limite temporelle non adaptée. Enfin, les psychologues s'inquiètent du faible taux de remboursement par l'Assurance Maladie, en inadéquation avec la réalité financière des charges des psychologues en libéral.

Les psychologues souhaiteraient être force de propositions et co-construire avec les instances gouvernementales des projets répondant aux logiques de terrain.

La victime doit rester au cœur des préoccupations et ne pas subir le poids de réformes qui pourraient faire craindre un alourdissement de son parcours d'accompagnement psychologique au sein du réseau France Victimes et en dehors.

Sous le prisme de l'aide aux victimes, la fédération France Victimes sera vigilante quant à l'impact éventuel de ces mesures pour les psychologues exerçant dans les Associations d'Aide aux Victimes du Réseau : s'il y a un progrès de principe sur le remboursement des séances auprès d'un psychologue libéral, quid en revanche de la complexité d'un parcours qui imposera d'abord une consultation chez un médecin généraliste en cas d'orientation par l'association France Victimes vers des psychologues en libéral. De même en cas de généralisation des modalités d'entretien (confidentialité mise à mal, protocole de prise en charge imposée, nombre de séance maximal, temps d'entretien limité...), que restera-t-il du libre arbitre du psychologue de l'aide aux victimes pour assurer sa mission et réaliser un travail thérapeutique efficient.

La victime doit rester au cœur des préoccupations et ne pas subir le poids de réformes qui pourraient faire craindre un alourdissement de son parcours de soin au sein du réseau France Victimes et en dehors.


 

projet102

Le Projet [102] lance un appel à témoignages pour recueillir expériences, ressentis, convictions : victime, famille de victime, soignant, service social, association, gendarme, policier, pompier, élu, entreprise … Un appel aussi aux artistes connus, reconnus et inconnus, pour exposer une oeuvre (peinture, sculpture, photographie, vidéo…) avec carte blanche pour évoquer la route, les enfants, les dangers, la mort, le handicap, la reconstruction, la vie, …

102 œuvres accompagnées de 102 témoignages, en mémoire des 102 enfants décédés en 2019, sur les routes en France.

Projet [102] est porté par Vict’w Art, présidée par Aurélie Vernaz, son témoignage est d’ores et déjà disponible : https://projet102.fr/temoins-102/ La  ministre Sophie Cluzel a accepté de parrainer ce projet et Pauline Déroulède, espoir tennis fauteuil pour les JO 2024, en est la marraine. 

Le Projet 102 réunira en fin d’année, 102 œuvres d’artistes qui auront eu carte blanche pour exprimer les dangers de la route. Ces œuvres seront accompagnées de témoignages. Une œuvre et un témoignage en mémoire de chaque enfant décédé en 2019, sur la route en France. L’inauguration de l’exposition se tiendra à Paris et celle-ci sera ensuite itinérante, dans toutes les villes de France qui l’accueilleront.

La fédération France Victimes soutient le Projet [102] et appelle toutes les personnes concernées à témoigner. 

Vous êtes victime, famille de victime, soignant·e, assistant·e social·e, association d’aide aux victimes, représentant.e d’organisation et d’association concernées, élu.e, institutionnel·le, … ?

Témoignez sur votre vécu, vos émotions, votre expérience, vos convictions, vos propositions…
Contact – Nadège Batby – Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser.Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser.

#SecuriteRoutiere #Handicap #Droitsdesvictimes #AideauxVictimes

Conseil économique social et environnemental logo

La fédération France Victimes a été désignée comme membre du Conseil économique social et environnemental et c’est un honneur que de siéger au sein de la troisième Assemblée Constitutionnelle française. 

La séance plénière d'installation de la mandature 2021-2026 du CESE, qui vient concrétiser sa réforme a lieu mardi 18 mai à 14h00 : retransmission en direct.

Jean-Pascal Thomasset, secrétaire général de la Fédération, en tant que plus ancien administrateur, a été désigné pour représenter France Victimes. La décision a été prise de s'associer au groupe des associations. Voir toutes les organisations représentées.

Le CESE conseille le Gouvernement et le Parlement. Il participe à l’élaboration et à l’évaluation des politiques publiques dans ses champs de compétences. La loi du 15 janvier 2021 réformant le CESE en a remanié la composition (désormais 175 membres). Elle intègre la parole citoyenne aux travaux de la société civile organisée. Le CESE peut dorénavant être saisi par voie de pétition plus facilement (150 000 signatures électroniques et ouvert aux jeunes dès 16 ans) et développe sa coopération avec les territoires. 

Une nouvelle mandature qui vient concrétiser la réforme du CESE
La réforme du CESE par la loi organique du 15 janvier 2021 a confié au Conseil de nouvelles missions, tout en en faisant le fer de lance de la démocratie participative en France, permettant à la parole citoyenne individuelle de s’exprimer pour alimenter les travaux de la société civile organisée :
- Le CESE peut être saisi par voie de pétition citoyenne, sous format numérique, à compter de 150 000 signatures et non plus 500 000, avec un abaissement de l’âge qui permet d’en être signataire de 18 à 16 ans ;
- Le CESE devient le lieu privilégié d’expression de la participation citoyenne dont elle a expérimenté et évalué au cours de la précédente mandature de nombreux outils (groupes citoyens, plates-formes participatives, veille sur les pétitions citoyennes, ateliers citoyens…, et au premier chef une convention citoyenne, celle pour le climat) ;
- Lorsque le Premier ministre consultera le CESE sur un projet de loi de sa compétence, il pourra décider de ne pas procéder aux autres consultations prévues par les textes ;
- Le CESE a la capacité d’associer à ses travaux des représentantes et des représentants de conseils consultatifs placées auprès des collectivités territoriales et notamment les CESER ;
- Enfin, les membres du Conseil seront désormais tenus d’établir une déclaration d’intérêts tant auprès de la HATVP que d’une commission de déontologie interne nouvellement créée.

 


Sous ce drôle d’acronyme « CAJ », se trouve le Chien d’Assistance Judiciaire qui est un chien d’accompagnement social « professionnel », spécialement formé pour aider et soutenir moralement les personnes victimes d’infractions pénales (enfants et adultes), dans tous les actes de procédure. Sa présence auprès des victimes a pour but de faciliter le parcours, éviter une survictimisation.

2 ans après la première expérimentation à Cahors, 3 Chiens d’Assistance Judiciaire (CAJ) sont actuellement en activité au sein du Réseau France Victimes.

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Lol, premier chien d’assistance judiciaire en Europe

S’inspirant des « Court House Dogs » aux États-Unis, et s’appuyant sur des expériences maîtrisées et réussies, une expérimentation a été mise en place en mars 2019 au tribunal de Cahors. Lol, un labrador noir éduqué par l’association Handi’Chiens, est ainsi devenu le premier chien d’assistance judiciaire en Europe. Sa mission : accompagner les victimes d’infractions pénales et les apaiser par sa présence rassurante durant les auditions, expertises ou confrontations.

Frédéric Almendros, Procureur de la République de Cahors à l’initiative du projet en France précise : « La France est à ce jour “tête de pont” du dispositif de C.A.J. en Europe, seuls les Irlandais et les Belges commencent à s’intéresser à cette forme de médiation canine et uniquement en phase d’enquête. »

Impulsé par la Fondation Adrienne et Pierre Sommer, le « projet Lol » a vu le jour grâce à la mobilisation de quatre acteurs au niveau local : la brigade cynophile de la Gendarmerie nationale à Gramat (Lot), l’association France Victimes 46 (Lot), le procureur de la République de Cahors et la Brigade des pompiers (SDIS 46) de Cahors.

Lors de sa première année d’exercice Lol a accompagné 28 personnes âgées de 3 à 90 ans au cours de 32 actes de procédure.

 

3 chiens dans le Réseau France Victimes

Si Lol a également accompagné des victimes à plusieurs reprises à Agen et à Montauban, d’autres chiens ont rejoint le Réseau France Victimes à Nevers et Strasbourg, où des associations d’aide aux victimes se sont positionnées pour en être les référentes.

Viaduq-France Victimes 67 et France Victimes 58-ANDAVI ont chacune accueilli un CAJ.

Ouchi

Ouchi, un golden retriever mâle âgé de 2 ans, a lui rejoint France Victimes 58-ANDAVI le 11 décembre 2020.

Une convention a été signée le 12 février 2021 avec la Procureure et la Présidente du Tribunal Judiciaire de Nevers. Une convention sera prochainement établie avec la Cour d’appel de Bourges afin de permettre au CAJ d’être présent lors des procès d’assises. Les partenaires rencontrés sont enthousiastes à travailler avec ce chien et l’initiative a été saluée notamment par le Conseil Départemental, la Déléguée Départementale aux Droits des Femmes et à l’Égalité.

Ouchi intervient pour les faits de tentative d’homicide, viol, agression sexuelle, violences conjugales et intra-familiales. Il peut également être mobilisé auprès de mineur.e.s sous administration ad hoc.

Il est présent chaque lundi au sein de l’UMJ et participe à apaiser les victimes notamment mineur.e.s avant et après leur examen médical. Ouchi accompagne la victime le temps de l’entretien et sort de la salle d’examen lorsque le médecin commence l’examen clinique.  Au mois de mars 2021, des auditions de gendarmerie se sont tenues au sein de l’UMJ. Les mineurs concernés par les faits ont pu être accompagnés par le chien tant pour les auditions que pour les examens médicaux.

Deux mois seulement après la signature de la convention, Ouchi n’a pas encore participé à une audience.

 

CAJOrphée

Orphée, un golden-retriever femelle, a intégré Viaduq-France Victimes 67 le 14 janvier 2021. Elle est ainsi le troisième chien d’assistance judiciaire à entrer en fonction en France. 

Le projet réunit le Tribunal Judiciaire de Strasbourg, le Groupement de Gendarme Départemental du Bas-Rhin (GGD 67), la Direction Départementale de la Sécurité Publique du Bas-Rhin (DDSP 67), le Conseil de l’Ordre des Avocats, ainsi que Viaduq-France Victimes 67.

La présence apaisante et réconfortante d’Orphée favorise la libération de la parole de la victime et facilite ainsi la révélation et la description des faits durant l’enquête et jusqu’à un éventuel procès. Elle offre un cadre sécurisant aux victimes lors des entretiens et auditions.

 

Pour aller plus loin

pdf Télécharger le guide Profession Chien d’Assistance Judiciaire (3.48 MB)

Retrouvez des ressources relatives au CAJ sur le site de la Fondation A&P Sommer