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2021 1709 Formation ref eve co ensble

Le vendredi 17 septembre 2021, le SADJAV a accueilli dans l’auditorium du Millénaire les référents « crises majeures » des associations d’aide aux victimes du réseau France Victimes pour une journée de formation et d’échanges sur leurs missions.

Cette journée, co-organisée par le SADJAV et France Victimes, s’est ouverte sur la présentation de la politique publique d’aide aux victimes, puis sur la présentation de la cellule interministérielle d’information du public et d’aide aux victimes (Infopublic) activable depuis le 1er juillet 2020 en cas de crise majeure sur le territoire national, complétée par une présentation par la Délégation interministérielle à l’aide aux victimes représentée par Rémi Favier, du projet SIVAC (Système d’information Interministériel des Victimes d’Attentats et de Catastrophes).

Elle s’est poursuivie par de riches retours d’expériences de magistrats particulièrement concernés par la prise en compte des victimes en situation de crise majeure : Julie Holveck, ancienne vice-procureure et référente « victimes » du Parquet National Anti-Terroriste, notamment en charge de l’enquête des attentats des 7-8 et 9 janvier 2015, et Julien Heuty, ancien Secrétaire général adjoint auprès de la Procureure générale de Paris en charge de l’organisation du procès des attentats de Paris du 13 novembre 2015.

Toutes les étapes de la prise en compte des victimes par l’institution judiciaire, de la crise jusqu’à l’organisation du procès, ont ainsi pu être mises en lumière.

L’après-midi, les associations d’aide aux victimes ont pu échanger sur leurs retours d’expériences de terrain. Ce fut le cas notamment de l’association d’aide aux victimes de Montluçon suite à l’attentat de Conflans-Sainte-Honorine d’octobre 2020, de l’association REMAID France Victimes 26 suite à l’attentat de Romans-sur-Isère d’avril 2020, et également de l’AVIPP dans le cadre de l’accompagnement des familles des victimes de l’incendie du Cuba Libre à Rouen d’août 2016, et ce jusqu’au procès.

Enfin, cette formation qui a également accueilli comme invitées deux représentantes de Victim Support Europe, a été l’occasion de présenter les outils opérationnels de coopération internationale au bénéfice des victimes, mais aussi les travaux du Centre européen d’expertise pour les victimes de terrorisme, ainsi qu’une mise en perspective des pratiques françaises en matière de terrorisme avec les normes européennes avec Isabelle Sadowski, directrice juridique et de la coordination de l'aide aux victimes de France victimes.

Merci au Sadjav pour ce compte-rendu et son utilisation.


APHP

L’AP-HP a récemment été une victime d’une attaque informatique qui a porté sur un service sécurisé de partage de fichiers hébergé et utilisé par l’AP-HP. Ce service lui permet d’assurer le stockage et le partage sécurisé de fichiers, en interne et en externe. Des résultats d’examen de dépistage Covid-19 y étaient stockés, à titre exceptionnel.

Cet incident a été notifié à la commission nationale de l’informatique et des libertés (CNIL), comme prévu par l’article 34 du règlement européen sur la protection des données (RGPD). L’autorité judiciaire a été saisie par l’AP-HP et le ministère des Solidarités et de la Santé.

Les victimes ont par ailleurs reçu un courriel de l’AP-HP pour les informer, et les inviter à aller sur le site : https://www.cybermalveillance.gouv.fr/ dont la fédération France Victimes est membre. Une enquête préliminaire diligentée sur les instructions du Parquet de Paris, section J3, est ouverte à la Brigade de Lutte Contre la Cybercriminalité (BL2C) de la direction régionale la police judiciaire de Paris, sous le numéro de procédure 2021/160, pour les infractions d’accès et maintien dans un Système de Traitement Automatisé de Données (STAD), extraction frauduleuse de données d’un STAD et collecte frauduleuse de données à caractère personnel.

Les personnes concernées qui seraient victimes d’une approche malveillante, par mail, SMS appel téléphonique, ou autre utilisant les données divulguées, et notamment leur numéro de sécurité sociale, peuvent déposer plainte si elles le souhaitent en utilisant le formulaire de lettre plainte sans avoir besoin de se rendre dans un commissariat ou une gendarmerie

Retrouvez tous les conseils de Cybermalveillance.gouv.fr pour se prémunir contre les éventuelles conséquences de ce vol de données.  Par ailleurs, si vous avez besoin d'aide dans vos démarches, n'hésitez pas à contacter le 116006, numéro d'aide aux victimes (appel et service gratuit - 7j/7 -  hors métropole 01 80 52 33 76) ou l'association d'aide aux victimes proche de chez vous !


Depuis toujours, les associations France Victimes accueillent des enfants victimes directement ou par le biais de leurs représentants, ou encore via les missions spécifiques d'administrateurs ad hoc que le réseau France Victimes peut mener (près de 1500 nouvelles désignations par an pour représenter des enfants victimes dont les intérêts ne peuvent pas être sauvegardés par leurs représentants légaux). 

De nouveaux outils sur l’accueil et la prise en charge des mineurs victimes au sein des associations France Victimes

En 2021, la Fédération a souhaité travailler plus particulièrement sur la prévention et la protection enfants victimes et aussi donner l'information aux enfants, comme aux professionnel.l.es que les 130 associations du Réseau avaient toutes les compétences pour accueillir ces enfants et les accompagner judiciairement.

C'est la raison pour laquelle, deux dépliants ont été réalisés :

- l'un à destination des enfants/ado directement : pdf télécharger ici (2.66 MB)

- l'autre à destination des intervenant.es dans cet écosystème : pdf télécharger ici (383 KB) .

De plus, les associations France Victimes ont reçu un cahier technique, qui propose un cadre de référence dans la prise en charge des mineur·e·s – qu’ils / elles soient victimes (in)directes ou co-victimes - au sein d’une association FV, permet de mutualiser les connaissances et de valoriser les bonnes pratiques locales.

 

Une Grande Cause citoyenne de Make.org pour "Protéger les enfants de toutes les violences"

Après la consultation citoyenne "Comment protéger les enfants contre toutes les formes de violences ?" à laquelle la Fédération a contribué, le 23 septembre 2021 a été présenté le plan d'actions, issues des propositions des 71 000 citoyen(ne)s ayant participé à la consultation. Ce plan de 9 actions co-construites avec l'ensemble des partenaires de la Grande Cause a été divulgué en présence de Edouard Durand, magistrat et coprésident de la Commission Indépendante sur l'Inceste et les Violences Sexuelles faites aux Enfants (CIIVISE), de l'artiste Mai Lan Chapiron et de nos partenaires porteurs d'actions. Elles seront mises en œuvre durant les deux prochaines années sous le pilotage de Make.org Foundation.

#ProtegerLesEnfants 


116006 CatherineBertrand 09072021Le ministère de la Justice avait décidé de limiter le temps d’écoute des victimes sur la plateforme gouvernementale 116 006, numéro d’écoute pour toutes les victimes, notamment victimes d’attentats, de violences intrafamiliales (incestes, violences conjugales…), de violences faites aux femmes, alors même que le Président de la République a décrété la lutte contre les violences faites aux femmes « grande cause nationale du quinquennat ».

Le garde des Sceaux a rapidement décidé de supprimer cette notion de limitation du temps d'écoute, indiquant bien que l'objectif était de permettre à un maximum de victimes d'avoir accès au service. La fédération France Victimes a donc déposé une réponse à l'appel d'offre en ce sens.

Des négociations sont maintenant en cours entre la Fédération et le service des marchés du ministère de la Justice. Elles devraient aboutir avant le 31 octobre 2021, date d'échéance du précédent marché public.

Nous avons réuni les membres du Collectif afin de l'interroger sur la continuation de ce Collectif, et la grand majorité a souhaité poursuivre les échanges. La mobilisation autour de l'écoute des victimes, et puis plus largement autour de cette question fondamentale de l'aide aux personnes victimes fera l'objet d'une rencontre entre les membres à Paris pour déterminer les bases communes de réflexion et d'éventuelles futures mobilisations.

 

Les raisons de la mobilisation initiale

Face à cette limitation, qui est en totale contradiction avec le droit des victimes, la fédération France Victimes, en charge actuellement de ce numéro, lance aujourd’hui, avec les 130 associations locales d’aide aux victimes ainsi que des associations de victimes, le "Collectif France Victimes pour l’écoute des victimes" pour demander la suppression de la limitation du temps d’écoute des victimes.

Pour le Collectif, l’écoute des victimes est le cœur de notre humanité et la base de tout accompagnement. Les victimes doivent avoir le droit et le temps de partager et de s’exprimer sur les violences qu’elles subissent afin d’être prises en charge au mieux.

En voulant dans son appel d’offres public limiter le temps d’écoute des victimes, la justice française tourne le dos aux centaines de milliers de victimes. Accidents, viols, attentats, maltraitances, harcèlements.... Pas plus de 6 minutes !

En Europe, la France a été la première à construire un droit des victimes. Aujourd’hui, alors que la France prendra la présidence du Conseil de l’Union européenne, c’est l’Europe qui donne une leçon à la France.

L’organisation européenne Victim Support Europe, ainsi qu’une quinzaine d’associations européennes d’aide aux victimes, ont écrit au Président de la République Emmanuel Macron afin de l’alerter sur cette limitation, qui va à l’encontre du droit européen des victimes.

* Illustration Catherine Bertrand

 

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Inscrivez-vous aux Assises nationales de France Victimes en 2021 à Nancy !


En 2021, la fédération FV co-organise avec France Victimes 54 ce rendez-vous annuel de l'aide aux victimes, qui se déroulera compte tenu de ces derniers mois, non plus en juin mais du jeudi 4 au vendredi 5 novembre 13h à Nancy au Centre Prouvé sur le thème « De l’aide à la protection des victimes ».

Concernant le programme, après une allocution sur l'évolution des politiques publiques de l'aide à la protection, 5 tables-rondes pour réfléchir autour de : 

- Les enjeux de la protection des victimes

- Quels outils de protection des victimes ?

- Pour un accompagnement plus global des victimes : différents facteurs de protection

- La Famille comme lieu à protéger

- Pratiques innovantes, pratiques inspirantes

pdf Pré programme 34es Assises Nationales 2021 (404 KB) (10092021)

Formulaire d’inscription en ligne et la plateforme pour réserver gratuitement votre hébergement : cliquez ici !

Si la reconnaissance des droits des victimes s’est fortement développée en 30 ans, la société civile, et tout particulièrement les associations d’aide aux victimes, se sont mobilisées pour rendre ces droits effectifs.

Aussi, un véritable arsenal législatif, national et européen, a vu le jour ces dernières années, aux fins de garantir la réelle prise en compte des besoins spécifiques des victimes et, en particulier, d’assurer leur protection effective.

Citons le large développement des dispositifs de téléprotection des victimes (Téléphones Grave Danger, Bracelets Anti-Rapprochement, …), les mesures spécifiques de protection pour les enfants mineurs, ou encore la prise en charge psychologique.

Outre ces outils, des procédures spécifiques ont été créées visant à accélérer l’accompagnement global des victimes. A cet égard, l’évaluation des besoins des victimes en matière de protection (EVVI), les interventions sociales et la procédure d’indemnisation sont d’autres exemples novateurs.

C’est dans ce contexte que les 34es Assises nationales de l’aide aux victimes se proposent de présenter plusieurs de ces dispositifs innovants et d’interroger leurs incidences sur les pratiques de l’accompagnement des victimes.

Assistons-nous, avec le développement de ces outils et l’implication des Association d’Aide aux Victimes dans leur mise en œuvre, à un changement de paradigme ? Un mouvement que l’on pourrait résumer comme un passage de l’aide à la protection ?

C’est cette question en guise de fil rouge que ces 34es Assises vous invitent à venir explorer.

 


AfficheMotsetMausdeFemmes"L'idée d’expographie (contraction de exposition et photographie) est née de l’envie d’un couple désireux de se mobiliser en faveur des femmes victimes de violence. L’une travaille dans le secteur social, l’autre a l’expérience de la communication et de la conduite de projet. Ce sont aussi des parents conscients que la lutte contre les violences intra familiales doit faire partie intégrante de l’éducation.
Le courage d’oser est né d’un enthousiasme et a permis de fédérer autour des porteurs du projet, graphiste, attachée de presse, webmaster et photographes réunis au sein d’un collectif. Ensuite le soutien de femmes célèbres désireuses d’ajouter une pierre à l’édifice a été sollicité, plus de 300 ont répondu présentes. Beaucoup d’entre nous ont croisé la violence dans leur vie, l’ont subie, en ont été témoins… d’autres souhaitent militer en faveur de l’élimination des violences."

France Victimes est partenaire de l'expographie, qui a d'ores et déjà été honorée du Haut-patronage du Président de la République, labellisée par ONU Femmes France "Orange Day Champions".

Cette expographie est inaugurée le 25 novembre 2021 à Paris, et exposée pour partie dans de nombreuses gares en France jusqu'au 10 décembre, journée internationale des droits de l'Homme.

Elle doit par la suite tourner en 2022 dans la France entière, et notamment Outre-mer, où la situation sanitaire actuelle n'a pas permis de mettre en avant l'expographie pour le 25 novembre.
Les associations adhérentes France Victimes pourront solliciter que l'expographie puisse venir sur leur territoire ! 

POURQUOI CRÉER CETTE EXPOGRAPHIE ?

"Nous ne voulons pas nous inscrire dans l’esprit des campagnes qui sont habituellement menées chaque année. Nous avons choisi de nous nommer Mots et maux de femmes. Qui mieux que les femmes elles-mêmes pour mettre leurs maux en mots. Nous voulons être un porte-voix en donnant la parole à des femmes victimes ou engagées, célèbres ou anonymes, et associer à la démarche des photographes hommes ou femmes. Les hommes n’ont pas à parler à la place des femmes néanmoins ils doivent se positionner et nous leur proposons de le faire par le truchement de la photographie ou d’en être les porte-paroles par la promotion du projet."

"Concernant les textes choisis, nous avons sollicité plusieurs célébrités et personnalités féminines et notre souhait à cet égard se limite à leur demander de poser quelques mots sur les maux de femmes victimes de violence (qu’il s’agisse de quelques lignes ou d’un texte entier) ou d’afficher leur soutien. Si l’exposition affirme clairement ses intentions artistiques, elle ne renie pas sa valeur documentaire, car les textes et les images qui la composent sont le résultat d’une collecte de témoignages et de recherches minutieuses documentées."

Voir le site Mots et Maux de Femmes

POURQUOI AVOIR CHOISI FRANCE VICTIMES ?

Bien que le collectif soit éclairé par l’expérience et les compétences d’un travailleur social formé à l’accueil des victimes, il lui a paru indispensable de s'appuyer sur des professionnel.les reconnu.es intervenant en faveur des femmes sur tous les territoires français. Le Collectif aborde cette cause avec beaucoup d’humilité et souhaite s’adjoindre un soutien idoine, qui lui semblait indispensable. Cette volonté a amené les membres du Collectif à solliciter la fédération France Victimes qui est une structure identifiée pour son professionnalisme, et qui a répondu très favorablement.
Le projet ayant comme canevas les cycles de la violence et l’emprise, France Victimes a été sollciitée pour rédiger les contenus décrivant les quatre phases que le collectif souhaite aborder : le climat de tension, l’explosion de la violence, les justifications et la lune de miel, et dénoncer l’emprise. De plus, il souhaite promouvoir à travers cette démarche les actions de l'association et notamment l'outil Mémo de Vie.

MDV FV

 

 


AGfedeFV2021Ce samedi 26 juin, une centaine de personnes représentant 76 associations a pris part à l'Assemblée Générale de la fédération France Victimes à la Cité universitaire internationale.

Beaucoup de joie de se revoir pour partager des réflexions et des préoccupations pour une aide aux personnes victimes efficace et pérenne sur tout le territoire, dans les associations d'aide aux victimes du Réseau essoufflées par trop de missions à effectifs constants, comme au national, en particulier avec l'activité accrue sur la plateforme téléphone d'aide aux victimes qui gère le 116006.

Maryse Le Men Régnier, présidente a été reconduite en fin de journée au poste de Présidente de la fédération France Victimes par le tout nouveau Conseil d'administration élu dans la matinée. Elle a prononcé  pdf un discours (202 KB) marqué du sceau de la reconnaissance du travail accompli par le Réseau et par l'équipe fédérale pendant toute cette année très difficile, et de l'exigence pour un engagement associatif fort au bénéfice de toutes les personnes victimes, sur l'ensemble du territoire.

La vie démocratique bat son plein à France Victimes, car, après une année 2020 qui n'avait pas vu d'élections, pour cette année 2021, 29 associations ont souhaité intégrer l'instance décisionnelle de la Fédération pour 16 postes à pourvoir.

Composition du nouveau CA et Bureau (en gras)

AVEMA-France Victimes 01 => Jean-Pascal Thomasset, Secrétaire Général
APERS – Aix-en-Provence (nouvelle élue)
France Victimes 16 – Angoulême (nouvelle élue)
France Victimes 21 – Dijon
Remaid-France Victimes 26 - Valence
France Victimes 31 – Toulouse (réélue) => Françoise Passuello, 1re Vice-Présidente
AL-Prado 33 – Bordeaux => Maryse Le Men Régnier, Présidente
France Victimes 34 – Montpellier (réélue) => Roselyne Leplant-Duplouy, Trésorière
France Victimes 37 - Tours
France Victimes 38-Apress - Vienne (nouvelle élue)
ADAVEM-JP40 – Mont de Marsan (nouvelle élue)
France Victimes Nantes 44 (nouvelle élue)
Le Mars-France Victimes 51 (réélue)
France Victimes 54 – Nancy (réélue)
France Victimes 58-Andavi - Nevers => Jérôme Moreau, 2e Vice-Président
France Victimes 87 – Limoges (réélue)
France Victimes 65 – Tarbes (nouvelle élue)
France Victimes 66 – Perpignan (nouvelle élue)
Sos Aide aux Habitants-France Victimes 67 – Strasbourg => André Laurent, Trésorier adjoint
Viaduq-France Victimes 67 – Strasbourg (réélue)
VIFFIL-SOS Femmes - Villeurbanne
AMAV – Avignon (réélue)
GUADAV France Victimes 971- Pointe à Pitre (réélue)
APAJ-PF Te Rama Ora – Polynésie (réélue)

La Déléguée interministérielle à l'aide aux victimes, Frédérique Calandra a été très soutenante et reconnaissante de la qualité du travail des associations agréées par le ministère de la Justice. Elle a souligné notre positionnement adéquat pour une co-construction de la politique publique d'aide aux victimes. Le Chef du SADJAV, Philippe Caillol, a bien pris en considération le besoin d'un plus grand dialogue entre l'administration et le Réseau, et indiqué que l'aide aux victimes était un enjeu essentiel pour l'institution judiciaire qui se doit d’informer les victimes et de garantir leurs droits. 

  pdf Voir le diaporama de l'AG (8.77 MB)


 

Le procès des attentats du 13 novembre 2015 a débuté le mercredi 8 septembre 2021, devant la Cour d’assises de Paris (dans les locaux de la Cour d’appel, sur l’île de la Cité).

Il devrait durer entre 6 et 8 mois, et est actuellement prévu jusqu’à fin mai 2022 (date prévisionnelle).

Près de 2250 personnes sont actuellement constituées parties civiles

Une salle d’audience dédiée a été construite dans la salle des pas perdus, à la Cour d’appel de Paris ; elle compte 550 places environ pour les parties civiles et les avocats (près de 300 constitués actuellement). Il y a aussi plus d’une dizaine d’autres salles de retransmission dans la juridiction, à disposition des parties civiles en priorité, et de toute personne souhaitant suivre le procès, l’audience étant par principe publique.

Près de 1800 personnes étaient constituées parties civiles au début du procès, et d’autres constitutions de partie civile, environ 450, sont d'ores et déjà intervenues à l'audience.

Dans les premières semaines, assez peu de parties civiles se sont déplacées, mais depuis le 28 septembre, date du début des auditions des parties civiles, leur nombre augmente.

Un accès facilité à la teneur des débats via une Webradio

Les nombreux mois durant lesquels vont durer les audiences ne sont pas sans incidence sur le droit des victimes d’avoir accès à la justice et à un procès, sur une durée si longue, ce alors que de nombreuses parties civiles sont domiciliées loin de Paris, qu’elles travaillent…

Dès lors, en plus de la possibilité de présence aux audiences à Paris, un dispositif de Webradio a également été mis en place, permettant aux parties civiles qui ont demandé un code personnel de connexion, d’écouter le procès à distance, via une retransmission audio non interactive des débats. Près de 800 parties civiles ont demandé ce lien de connexion, et, pour ce début de procès, beaucoup font un "mix" entre présence physique au procès et webradio.

pdf Télécharger le vademecum pour l'utilisation de la web radio
(891 KB)

Cette modalité, consacrée par la loi du 24 décembre 2020 relative au Parquet européen, à la justice environnementale et à la justice pénale spécialisée est véritablement apparue comme une solution de compromis ; une vigilance à l’égard des parties civiles s’impose néanmoins, sur le retentissement que ce suivi « passif » pourra avoir pour certaines, hors enceinte judiciaire et parfois dans l’isolement le plus complet.

 

Un accompagnement de proximité avec Paris Aide aux Victimes, et en relais, le réseau France Victimes, pour les personnes qui assisteront au procès

Dans cette perspective, le réseau France Victimes, en lien avec l’ensemble des autres acteurs (autorités judiciaires, avocats, associations de victimes etc) est toujours mobilisé pour les parties civiles et le sera pendant toute la durée du procès :

- l’association Paris Aide aux Victimes, réquisitionnée depuis plus de 2 ans par le Parquet, est présente tous les jours au procès, avec une équipe de 16 professionnels environ, accueillants et psychologues.

Paris Aide aux Victimes a d’ailleurs participé, avec la Cour d’appel de Paris, à la rédaction d’un vademecum général lequel détaille l’organisation générale du procès et donne des conseils pratiques aux parties civiles (aide juridictionnelle, accès au tribunal, frais de justice etc.).

  pdf Télécharger le vademecum pour l'organisation du procès (2.59 MB)

Pour joindre Paris Aide aux Victimes, pendant tout le procès : 06 35 18 99 60 ou Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser..

D'autres informations sur la page dédiée de la Cour d’appel de Paris 

 

            - Paris Aide aux Victimes a également ouvert pour le procès une ligne téléphonique dédiée d'assistance psychologique pour le dispositif de Webradio (Tél : +33 6 75 77 59 23, de 10h à 21h du lundi au vendredi et de 10h à 12h le samedi). Elle est gérée par des psychologues de l’association, et des liens sont établis avec des relais locaux en cas de besoin, avec les associations France Victimes et les centres de psychotrauma (CRP) notamment. 

            - Le réseau France Victimes, en particulier ses 102 associations locales mobilisées immédiatement après les attentats du 13 novembre 2015, est à disposition des victimes et de leurs proches, pour un accompagnement de proximité, à l’approche de cette étape dans le parcours des victimes, douloureuse certes, mais importante.

Retrouvez les coordonnées des associations locales : https://www.france-victimes.fr/index.php/component/association

Les personnes victimes peuvent contacter le 116 006, numéro national d’aide aux victimes, géré par France Victimes (appel et service gratuits), qui pourra aussi assurer la mise en relation avec une association locale.

 


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5 candidats ont postulé au Grand Prix France Victimes. Chaque dossier a été anonymisé afin que les membres du jury n'ait aucune connaissance des associations qui ont proposé un projet. Le Jury s'est réuni en présence et à distance le mardi 12 octobre. Chaque projet a été n°1 pour un des membres, et après beaucoup de discussion, un projet a été élu à une large majorité pour le Grand Prix France Victimes, et à l'unanimité pour le Prix Coup de Coeur. Les résultats du Prix France Victimes 2021 seront proclamés lors des Assises nationales à Nancy par la Déléguée interministérielle à l’aide aux victimes, Mme Frédérique Calandra.

Étaient en lice dans l'ordre des départements d'origine, le projet de : 

France Victimes 16 pour des entretiens par visioconférence avec toutes les victimes et plus spécifiquement les victimes de violences intra familiales.
La mise à disposition de 9 tablettes a pour objectif d'offrir une égalité d'accès des victimes au service de l'association en zone gendarmerie ou en zone police via une prise en charge rapide des victimes éloignées du Tribunal Judiciaire, grâce à une démarche proactive de l’association vers les victimes dès le dépôt de plainte.
Financement : Subvention de la région et du Ministère de la Justice.
Résultats : Prise en compte immédiate de la victime et des enfants. Rédaction d'une EVVI rapidement. // Évaluation ab initio des faits sur le TGD/BAR // Sécurisation des victimes. // Mise en relation immédiate avec un avocat si Comparution Immédiate. // Aucune situation ne peut plus être inconnue des services France Victimes.

France Victimes 31 pour un protocole « dispositif vigilance violences » qui permet une protection des victimes de violences conjugales dans le parcours d'exécution de peine de l'auteur.
Les victimes de violences conjugales dont l’auteur condamné arrive en fin de peine sont concernées. Avec l'objectif, d'améliorer l'accompagnement des victimes de violences conjugales et faciliter la communication des informations relatives à l'élargissement programmé de personnes détenues écrouées pour des faits de violences conjugales, au sens large. En effet, la levée d'écrou apparait à l'évidence comme un moment charnière tant pour la protection de la victime qu'en termes de prévention de la récidive imputable au violent conjugal.
2 niveaux de vigilance sont établis à l'initiative des services pénitentiaires ; un lien est établi en amont avec la victime qui permet à l'association France Victimes d'informer immédiatement les juges d'application des peines en cas de non respect des obligations faites ; évaluation de la situation de la victime permet de faire des propositions de soutien et d'accompagnement et dans certains cas de proposer des moyens de protection en lien avec les instances judiciaires. Fiancnements : MJustice et Métropole à égalité + DDFEFH

France Victimes 66 pour des ateliers d'art thérapie avec une restitution sous forme d'exposition pour une meilleure résilience.
Cela concerne toutes les femmes victimes de violence, tout type d’infraction confondue : avec pour objectifs, d'améliorer l’offre de services de l’association et répondre au plus près des besoins ; Conjuguer les méthodes de traitement des blessures psychiques à des thérapies psychocorporelles pour permettre une amélioration de l’état de santé général des personnes vulnérabilisées par la violence.
Le partenariat entre la psychologue de l’association et l'art thérapeute permet de mettre des mots sur les maux et aussi réinvestir l’intégrité corporelle, favoriser l’accès à l’imagination et la créativité, restaurer le sentiment d’appartenance sociale, identifier les transformations positives lors de la reconstruction psychique, prendre conscience de l’évolution, révéler les capacités de résilience... L’exposition permet de clôturer la phase transitoire « d’état de victime », en restaurant une image valorisante de soi-même, en mettant en lumière la capacité à se réparer, dans un but de prévention des violences faites aux femmes et de sensibilisation sur les conséquences des violences. Financements => DDFEFH et CPAM

VIFFIL - France Victimes 69 pour la création d'une astreinte 24H/24 - 7J/7 et la mise en sécurité des femmes et les enfants victimes de violences conjugales. Pour répondre aux situations d'urgence et de grand danger,  l'astreinte téléphonique en lien avec les services de Police, de Gendarmerie et le parquet permet à la victime d'être mise en sécurité dans un centre d’hébergement collectif sécurisé (partenaires d'hébergement) après évaluation conjointe de la situation, si un danger imminent menace la victime. La prise en charge pluridisciplinaire permet un accompagnement spécifique, via un suivi juridique renforcé, une continuité de la prise en charge  pour la recherche de solution d'hébergement et de logement et pour un accompangmement social et juridique et la possibilité d'un éloignement national.

ADAVI - Nouvelle Calédonie met en exergue la création d'un bureau d'aide aux victimes sur un territoire extrémement éloigné et difficilement accessible (plusieurs heures d'avion), suivant les audiences foraines. Le public touché est un public de personnes victimes particulièrement isolées voire exclues, du fait des coûts de transport, du fait du droit coutumier et des traditions claniques... qui ne sont pas toujours en adéquation avec la justice pénale. Aller au plus près des victimes, et les faire accéder à la justice pénale française. Le projet nécessite une grande préparation et anticipation des relations institutionnelles et tribales afin que les personnes victimes puissent accéder à leurs droits et à la justice. 

Pour cette 4e édition, parmi les 6 membres du jury (3 femmes/3hommes), deux personnalités étaient extérieures à la Fédération : Isabelle Rome, haute-fonctionnaire à l’égalité femmes-hommes au ministère de la Justice et Capucine Maillard, autrice et metteuse en scène de la pièce Quelque Chose sur l’inceste. Directrice de la Compagnie Aziadé, elle a travaillé notamment à la libération de la parole d'adolescents, prévention et protection de l’enfance, en lien avec les professionels de l'éducation, de la santé et du droit. 

 


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Le nouvel appel d’offres émis par le ministère de la justice pour l’exploitation du numéro d’aide aux victimes, le 116 006, ouvert pour toute personne qui s’estime victime d’une infraction prévoit 6 minutes pour écouter, informer et orienter, au risque de pénalités. Cette limitation concerne 80 % des appels et dans les 20 % de cas restants, le temps d’écoute pourra être poussé à 9 minutes, contre 20 minutes dans le marché actuel.

Il n'est pas entendable que l'Administration ne prenne pas en considération les 4 années d'échanges du précédent marché où il a été démontré que le besoin d'écoute était fort, et de plus de 9 mn. Ce besoin est d'autant plus prégnant que les victimes ont le sentiment de ne pas être comprises parfois par leur entourage, de ne pas être entendues par les institutions.

Il n'est pas rare que les personnes victimes ne croient plus en un système qui protège, alors il est fondamental au moins qu'un numéro d'appel national qui s'adresse à toutes les personnes victimes soit ouvert, empathique, professionnel et humain, dans une écoute qui ne soit pas contrainte à 6 minutes réglementaires.

Nous invitons toutes les personnes qui le souhaitent à lire et télécharger ce  pdf Manifeste pour l'avenir du 116006 (86 KB) et à le renvoyer à la fédération France Victimes : Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser. / 27 avenue Parmentier 75011 Paris.