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Réalisée à l’initiative du CIDFF de la Meuse - France Victimes 55, l’exposition Sortir du silence rend hommage des femmes victimes de violence et à leurs histoires de vie.

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Sortir les femmes victimes de violences du silence

Pour raconter ces parcours complexes de femmes qui se sont battues pour gagner leur liberté, retrouver leur dignité, redevenir femme et reprendre leur place dans leur vie et dans la société, le CIDFF de la Meuse-France Victimes 55 a créé avec ces femmes une exposition, qui  leur est entièrement consacrée.

Celle-ci est constituée de portraits photographiques de ces femmes et de panneaux « messages-témoignages », qu'elles ont réalisées elles-mêmes.

Pour cela, des ateliers collectifs ont été mis en place de mars à novembre 2018, ainsi que des temps en individuels, afin que ces  femmes avec l'aide des professionnel.le.s puissent confectionner ces panneaux et les personnaliser  pour traduire les messages qu'elles souhaitaient délivrer.

Des photos réalisées tout au long des neuf mois de travail montrent les différentes étapes de construction de l'exposition et l'investissement de ces douze femmes du département.

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Une exposition itinérante

L’exposition a été présentée une première fois à Verdun, pour le lancement de la semaine orange en Novembre 2018 dans une chapelle de la ville.

Le 8 février 2019, un nouveau vernissage a eu lieu à la médiathèque de Bar le Duc en présence de différentes autorités (Sénateur, le Secrétaire général de la préfecture, le Président des maires de la Meuse, la mairesse de Bar le Duc, les services du département...), des partenaires de l'AAV, du public et les femmes qui se sont impliquées sur cette exposition.

Lors de cette soirée trés réussie et émouvante, le chanteur Roméo Putti était également présent pour interpréter sa chanson "Sans prescription", chanson dédiée aux violences sexuelles.  

L'exposition est restée 3 semaines et a rencontré une forte résonnance sur les réseaux sociaux.

 

Sensibilisation auprès des condamnés

Parallèlement, une action a été montée avec le SPIP (service pénitentiaire d'insertion et de probation) de Bar le Duc pour que des détenus puissent venir à l'exposition. C'est ainsi que 5 détenus  de la maison d’arrêt de Bar-le-Duc condamnés pour violences ont également découvert l’exposition le vendredi 1er mars, en présence de la JAP (Juge d'application des peines), de la substitut du parquet de Bar le duc, de la directrice du SPIP et ces CIP (conseillers en insertion professionnelle), ainsi que la directrice de France Victimes 55. L’objectif de cette visite était de sensibiliser les détenus sur la place de la victime, notamment pour prévenir la récidive et favoriser leur réinsertion dans la société. Cette action n'en est pas resté là car France Victimes 55 s'est rendu au centre de détention pour rencontrer à nouveau ces 5 détenus et refaire un point sur l'exposition, reparler des violences et des victimes.

 

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L’exposition a été conçue comme un outil de prévention et de sensibilisation à l'attention de tous : grand public, témoins, auteurs de violences, et surtout victimes.

"D'autres femmes victimes de violence se reconnaissent dans ces portraits et se disent 'si ces femmes ont pu se reconstruire, alors pourquoi pas moi ?'"explique Gaëlle Rivas, ex-directrice de France Victimes 55. Sortir du Silence permet ainsi à d'autres victimes de sortir de l'isolement, en leur disant qu’il est possible de s’en sortir, peut importe qui l'on est, ce que l’on a vécu, peu importe d’où l’on vient, où l’on vit.

L'exposition est destinée à être itinérante et à voyager à travers tout le département de la Meuse et pourquoi pas en France, pour continuer à porter ces témoignages d’espoir. Afin de faciliter les déplacements de l'exposition, le CIDFF - France Victimes 55 est en train de concevoir un guide de montage.

Aujourd'hui, elle est au TGI de Verdun, puis elle repartira à Bar le Duc à la DDCSP, puis au TGI de Bar le Duc...

 

Pour plus d'informations sur cette action, pour savoir comment s'en inspirer, comment la relayer, contactez le CIDFF - France Victimes 55 à Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser.

 

 

 


 

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Accès rapide : Comment se protéger en ligne ?

Dispositif national d'assistance aux victimes de cybermalveillance 

Incubé par l’ANSSI (Agence nationale de sécurité des systèmes d'information) en collaboration avec le ministère de l’Intérieur, le dispositif d'aide est désormais piloté par le Groupe d'Intêret Public (GIP) ACYMA dont France Victimes en devenu membre fin 2017.

Avec l’augmentation du nombre d’attaques informatiques, notamment de types rançongiciel et hameçonnage, la prévention et l’assistance portées aux victimes d’actes de cybermalveillance constitue un objectif prioritaire du gouvernement auquel s'associent France Victimes mais aussi e-Enfance pour les enfants et ados, et des entreprises du secteur. 

Particuliers, entreprises, collectivités terrioriales contre la cybermalveillance

Cybermalveillance.gouv.fr s’adresse gratuitement aux particuliers, aux entreprises et collectivités territoriales (hors OIV - Opérateurs d'importance vitale) et a pour objectifs :

  • la mise en relation des victimes via une plate-forme numérique avec des prestataires de proximité susceptibles de restaurer leurs systèmes ;
  • la mise en place de campagnes de prévention et de sensibilisation à la sécurité du numérique ;
  • la création d’un observatoire du risque numérique permettant de l’anticiper.

Engagée dans la prévention du risque numérique, avec la volonté de mieux accompagner les cyber victimes, France Victimes se veut également le porte-voix de ses associations locales, pour améliorer la prise en charge des victimes d'actes de cybermalveillances.  

France Victimes fait partie du collège « Utilisateurs » du GIP ACYMA «  Agir contre la CYberMAlveillance ».  

Au quotidien, les associations France Victimes accueillent des personnes victimes d'infractions commises en ligne (escroquerie, usurpation d'indentité) et également des personnes victimes de nouvelles formes de victimations (infraction aux faux supports techniques, rançongiciel...). 
S'il est important de pouvoir être accompagné lorsqu'on est victime, il est nécessaire d'apprendre à se prémunir pour sécuriser ses usages en ligne et éviter la re-victimisation.

 

Le site Cybermalveillance.gouv.fr a 3 fonctions :

- une fonction d’assistance aux victimes d’actes de cybermalveillance via un parcours pour être aidées techniquement (prestataire) et dans leurs droits.

- une fonction d’information et de sensibilisation sur la sécurité numérique.

- une fonction d’observation du risque numérique.

Dans le 1er volet du kit, il y a un fait spécifique « le hameçonnage » qui implique potentiellement des qualifications pénales : escroquerie ; collecte de données à caractère personnel par un moyen frauduleux, déloyal ou illicite ; accès frauduleux à un système de traitement automatisé de données ; contrefaçon et usage frauduleux de moyens de paiement ; usurpation d’identité ; contrefaçon des marques… Pour ce type de faits, l’association FV peut donner un certain nombre d’éléments et informations aux victimes : Faire opposition ; déposer plainte ; changer immédiatement les mots de passe ; signaler à des organismes (signal-spam.fr ; phishing-initiative.fr ou encore Info escroqueries 0 805 805 017 N° gratuit).

Dans ce kit, il y a également des éléments qui permettent d’éviter une re-victimation, comme :

- Bien gérer ses mots de passe,

- Comment sécuriser ses appareils mobiles,

- Mieux sécuriser ses usages numériques personnels et professionnels.

Ces informations peuvent également éviter une victimation, et elles peuvent servir à nous tous, associations, institutions, collectivités... pour les usages professionnels mais aussi chacun d’entre nous à titre personnel.

Le GIP ACYMA a travaillé sur un 2e volet du Kit de sensibilisation sur 5 thématiques :
- 2 faits susceptibles d’incrimination : les Rançongiciels et les Arnaques au faux support technique ;

- 2 sujets pour mieux maîtriser sa sécurité numérique : les Mises à jour et les Sauvegardes ;

- 1 thématique plurielle : la question des Réseaux sociaux

Les 2 parties du kit de sensibilisation ont été réunies : pdf un kit de sensibilisation aux risques numériques (6.38 MB) .

Une campagne TV et digitale menée avec l'INC (https://www.cybermalveillance.gouv.fr/nos-articles/campagne-de-sensibilisation-tv-medias/) a été lancée en octobre 2018.

Un webinar de 8 minutes consultable à l'adresse suivante : https://www.inc-conso.fr/content/cybersecurite-comment-proteger-son-materiel-informatique-et-ses-donnees-personnelles-2 .

 

Comment se protéger en ligne ?

Téléchargez les fiches thématiques ci-dessous pour mieux comprendre les risques et savoir quoi faire pour vous protéger contre la cybermalveillance.

Connaître les risques et ses droits

  • L’hameçonnage est une technique frauduleuse destinée à leurrer l’internaute pour l’inciter à communiquer des données personnelles (comptes d’accès, mots de passe…) et/ou bancaires en se faisant passer pour un tiers de confiance.
    pdf Le hameconnage : fiche pratique
    (565 KB)
  • Un rançongiciel est un logiciel malveillant qui bloque l’accès à l’ordinateur ou à des fichiers en les chiffrant et qui réclame à la victime le paiement d’une rançon pour en obtenir de nouveau l’accès. La machine peut être infectée après l’ouverture d’une pièce jointe, ou après avoir cliqué sur un lien malveillant reçu dans des courriels, ou parfois simplement en naviguant sur des sites.
    pdf Rançongiciel : fiche pratique (573 KB)

Pour ces infractions, n'hésitez pas à vous faire aidé par le réseau France Victimes pour aller déposer plainte : N° 116006 (appel et service gratuits).

Adopter les bonnes pratiques


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Après les événements de ces dernières semaines qui ont endeuillé Paris et Courchevel, un bilan de la mobilisation de France Victimes permet d'établir que les dispositifs de prise en charge des victimes initialement prévus pour les attentats ont pu bénéficier aux victimes de ces événements collectifs.

Les associations d'aide aux victimes ont eu un rôle central dans la prise en charge et la mise en relation des victimes et familles endeuillées avec tous les acteurs, pour une facilitation de leurs démarches. 

Pour chacune de ces situations, les associations France Victimes ont été mobilisées par les pouvoirs publics (autorités judiciaires en premier lieu) pour assurer cette mission. Les Comités Locaux d'Aide aux Victimes (CLAV) se sont aussi réunis rapidement après les événements ; des CLAV techniques ont été mis en place pour aborder la situation individuelle de chaque victime, examiner ce que chaque acteur pouvait proposer à son égard et ainsi adapter au mieux la réponse apportée. 

Pour mémoire : 

  • Pour les événements de la Rue de Trévise et de la Rue Erlanger
    Paris Aide aux Victimes a été mobilisée à titre principal, dès la phase d’urgence ; 8 autres associations du Réseau ont été saisies après l'explosion de la Rue de Trévise et une autre pour l'incendie de la Rue Erlanger. 
    L’Espace d'Information et d'Accompagnement (EIA) de Paris, 18 rue Poliveau a été identifié comme le lieu de prise en charge des victimes et sinistrés sur le long terme, animé par l'association parisienne de France Victimes, avec des permanences régulières des partenaires, et en lien avec la mairie de Paris. 

  • Pour Courchevel
    L'association France Victimes, AVIJ DES SAVOIE a été mobilisée à titre principal ; au total 33 associations ont été saisies, les victimes habitant souvent hors du département, mais y résidant pendant la période hivernale. 
    77 victimes ont été recensées, dont 2 personnes décédées. Il n'y a pas eu d’EIA mis en place mais des permanences pour les victimes sont tenues par l'association et par d’autres partenaires dans un lieu dédié à l’espace Emploi à Courchevel.

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Le 22 février se tient la Journée européenne des Victimes. Cette journée est l'occasion de sensibiliser et d'attirer l'attention de tous, grand public, médias et professionnels, sur la situation des personnes victimes et l’aide indispensable à leur offrir. De nombreuses initiatives se font jour, à travers l'Europe et sur le territoire français.

Nous comptons sur vous pour soutenir cette journée de solidarité
consacrée à la reconnaissance des victimes d'infractions !

Mobilisons-nous pour les victimes et leurs proches !

#22fevJEV #VictimesPlusJamaisSeules #EnParlerPourAvancer

Comment se mobiliser ?

  • Partagez les campagnes Le 116006 vous aide. #EnParlerPourAvancer du 22 février et le 2 mars, #MakingVictimsRightsaReality sur les réseaux sociaux.
  • Exprimez-vous, sur les réseaux sociaux et autour de vous. Informez, commentez ou interrogez sur les droits des victimes.
  • Assistez à un événement France Victimes

#EnParlerPourAvancer

France Victimes communique à échelle nationale sur le 116006, numéro gratuit de l'aide aux victimes, grâce notamment à des espaces gracieux offerts par des chaînes de télévision (Groupes France Télévisions et Canal Plus) et des radios (Europe 1, RFM et Virgin).
La campagne de communication se conclut sur le #EnParlerPourAvancer, comme un pas pour sortir de son état de victime, être reconue, aidée et accompagnée.

Durant cette journée, France Victimes se mobilisera pour susciter l’attention des citoyens, des médias et des professionnels en communiquant autour de l’aide aux victimes et des actions des associations locales.

#MakingVictimsRightsaReality

Victim Support Europe mobilise sur les réseaux sociaux avec la campagne Making Victims Rights a Reality

Afin d'améliorer l'accès aux droits des victimes, cette campagne de mobilisation présente 10 droits spécifiques pour illustrer comment la loi est véritablement appliquée pour les victimes et encourage toute personne qui le souhaite à partager son expérience liée aux droits des victimes avec le #MakingVictimsRightsaReality.

  

Découvrez les événements du Réseau France Victimes à l'occasion du 22 Février

 Jeudi 21 février
Vendredi 22 février

 

 


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Les 33es Assies Nationales de l'Aide aux Victimes, organisées par la Fédération France Victimes et l'association France Victimes 87, se tiendront à Limoges, les 6 et 7 juin 2019.

Nous espérons avoir le plaisir d'accueillir la ministre de la Justice et Garde Sceaux, en ouverture le 7 juin, comme chaque année.

 

Proches de Victimes, Victimes ou pas ?

Proches de victimes présents à leurs côtés ou chez soi, dans l’attente ; enfants, parents, conjoint, grands-parents, amis, tous peuvent se reconnaître dans le fait d’avoir attendu un appel, un contact, un message, d’avoir aidé, soutenu, accompagné et souffert aussi auprès d’une victime proche ou lorsque celle-ci est décédée.

Leurs droits, l’impact psychologique sur eux et leur place dans la société sont davantage pris en compte, reconnus mais beaucoup reste encore à faire.

La victime indirecte, ou plus exactement par ricochet est un tiers qui subit un préjudice matériel ou moral résultant d’un dommage initial ayant atteint la victime directe. La qualité d’une « victime par ricochet » ne doit pas être confondue avec celle de la victime. Il peut arriver pourtant que ces caractères se cumulent, notamment dans le deuil.

Quels liens unissent ces personnes ? Un lien d’affection qui existe ou existait entre la victime principale et ses proches, un lien nouveau qui s’est créé au moment même de l’événement, par la proximité physique et émotionnelle, ou encore par la même communauté d’appartenance, la communauté humaine.

 

Plus en savoir plus sur l'événement :

  pdf Programme des 33es Assises nationales de l'aide aux victimes (2.56 MB)


Pour s'inscrire :

document Bulletin d'inscription des Assises 2019 (word) (63 KB)

pdf Bulletin d'inscription des Assises 2019 (pdf) (110 KB)

pdf Déclaration d'activité de formation (34 KB)


Informations pratiques :

pdf Guide hébergement Limoges (1.77 MB)

 

 


Une explosion due à une fuite de gaz a engendré la mort de quatre personnes dont deux sapeurs-pompiers, le samedi 12 janvier rue de Trévise, à Paris. Plus de 60 victimes ont également été blessées physiquement et de nombreuses autres profondément choquées ou ayant perdu leur logement. A ce jour, plus de 200 victimes ont été reçues par l’association Paris Aide aux Victimes. 9 autres associations locales sont également mobilisées auprès des victimes et de leurs proches ne résidant pas à Paris.

Dans une première phase à la mairie de Paris du 9ème arrondissement, PAV a été mobilisée, renforcée par la Fédaration, afin de prendre en charge les victimes. Elles ont pu bénéficier d’une écoute, d’informations juridiques et d’un soutien psychologique immédiats.

En ce qui concerne le dispositif d’aide aux victimes sur le long terme, après le CLAV (comité local d’aide aux victimes) co-présidé par le Préfet et le procureur de la République, il a été décidé l’ouverture de l’Espace d’Information et d’Accompagnement (EIA) mis en place pour soutenir et accompagner les victimes dans leurs démarches, les orienter vers les services spécialisés en fonction de leur demande, en toute complémentarité avec le centre d’accueil ouvert immédiatement à la Mairie du 9e.
Contact : EIA, 18 rue Poliveau – 75005 Paris - de 9h à 17h
Tél : 01 83 62 25 05 ou 07 88 70 70 38.

Par ailleurs, le numéro d’urgence de la Préfecture, désormais fermé, a été relayé par le numéro gratuit 116006, géré par France Victimes, pour écouter, orienter et informer sur les différents lieux d’accueil et les services proposés par France Victimes tous les jours de 9h à 19h.

 

#VictimesPlusJamaisSeules      #Solidarité

 

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Catalogue formations 2019

 

France Victimes est heureuse de présenter son nouveau catalogue de formations pour 2019. Plus de 30 modules différents permettent aux salariés et bénévoles des associations du Réseau France Victimes et également à tous les professionnels intéressés par la thématique de l'aide aux victimes, dans les domaines du droit, de la santé mentale et du social, de se sensibiliser ou de professionnaliser leurs interventions. Les étudiants sont également les bienvenus après étude de leur projet professionnel. 

Organisme de formation depuis 1993, France Victimes réalise ses formations autour de l'accueil des victimes, d'une approche globale et pluridisciplinaire de leurs problématiques, du perfectionnement juridique et psychologiques, et de la justice restaurative. 

En 2019, de nouvelles formations ont été ajoutées à l'offre de formation :

  • Approche interculturelle dans la prise en charge des victimes
  • Accompagner des proches de suicidés
  • Violences conjgales : état des pratiques et du droit
  • Échanges sur les pratiques juridiques
  • Devenir bénévole de la communauté

  pdf Découvrez le catalogue de formations 2019 (1.27 MB)


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#EnParlerPourAvancer

Inauguré par la ministre de la Justice, Nicole Belloubet, ce mardi 4 décembre 2018 à 8h30, ce numéro a été confié à France Victimes, la Fédération des associations professionnelles de l’aide aux victimes en France.

Le 116006 est désormais un numéro gratuit ouvert 7 jours sur 7, 365 jours par an. Il permet à toute personne qui s’estime victime d’une infraction (atteintes aux biens, aux personnes, accidents de la circulation, événements collectifs, attentats) ou d’une catastrophe naturelle d’être aidée par un professionnel, en temps réel dans le respect de son anonymat. 

Les missions du 116006 sont :

- Accueillir et diriger toutes les victimes, quels que soient la personne, sa nationalité et son lieu de résidence, vers le réseau associatif d’aide aux victimes et les services spécialisés à vocation nationale en protégeant son anonymat et sa confidentialité.

- Diriger les victimes d’actes de terrorisme et d’accidents collectifs vers les numéros et structures d’information et de prise en charge spécialement mis en place par les pouvoirs publics.

Le 116006 est un numéro plus court, plus facilement mémorisable, harmonisé en Europe. En composant depuis la France le 116 006, les victimes accèderont aux services de France Victimes. Pour les Français à l’étranger, ils pourront joindre cette même plateforme en composant le 00 33 1 80 52 33 76.

Pour compléter le dispositif téléphonique du 116006, France Victimes met à disposition des victimes une Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser..

En application de la directive européenne du 7 mars 2002 relative à un cadre réglementaire commun pour les réseaux et services de communications électroniques, il remplace le 08VICTIMES.


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Strasbourg a vécu une attaque terroriste ce 11 décembre 2018 : à ce jour (18 décembre), 5 personnes sont décédées, 10 ont été blessées - dont certaines encore hospitalisées - et de nombreuses autres, présentes sur les lieux, ont été blessées psychiquement, ou ont été touchées par cet événement en étant confinées de longues heures pour leur sécurité.

La phase d’urgence a immédiatement été gérée par la Cellule Interministérielle d’Aide aux Victimes (CIAV), activée par le Premier ministre le 11 décembre et dirigée par le directeur du Centre de crise et de soutien du Ministère de l’Europe et des Affaires étrangères.

De plus, depuis le 12 décembre au matin, sous la houlette de la Préfecture et de la CIAV projetée sur place, et en lien avec la Ville de Strasbourg, les associations France Victimes locales, SOS Aide aux Habitants FV67 et VIADUQ FV67 ont mobilisé leurs professionnels au Centre d'Accueil des Familles (CAF).

Plus de 700 victimes aidées en une semaine au CAF

Près de 700 personnes se sont présentées et ont pu être aidées grâce à un parcours remarquablement fléché, formalisé ainsi : accueil par les agents de l'Eurométropole et par la Croix Rouge (avec inscription dans le logiciel de recensement des personnes concernées par l'événement), prise en charge psychologique par les services médico-psychologiques (CUMP) venant de toute la France, en binôme avec les psychologues France Victimes, information sur les droits, sur les démarches administratives avec les juristes et travailleurs sociaux de France Victimes, prise de plainte par la police judiciaire... Enfin,les victimes revenaient auprès de l'association d’aide aux victimes pour finaliser les documents à transmettre, scanner les plaintes, pièces d'identité, certificats médicaux, afin notamment que le Fonds de Garantie, lui aussi sur place dans ce temps de l'urgence, puisse très rapidement débloquer des provisions pour les victimes. 

Tout a été réalisé, conçu et surtout anticipé depuis plusieurs mois, comme les textes le prévoient, par l'ensemble des acteurs locaux strasbourgeois afin d'être parés à toute éventualité. De nombreux bénévoles et agents de la ville de Strasbourg avaient été formés notamment par France Victimes à l'accueil des victimes dans ce cadre d'événements d'exception ; la mise en place de référents actes de terrorismes par la Fédération France Victimes, en lien avec le ministère de la Justice, a permis de faciliter les liens institutionnels et interpersonnels entre les acteurs de première ligne, qui ne se sont pas découverts au moment de la crise. 

 

Un parcours d'aide facilité pour les victimes

Le CAF a fermé ses portes après une semaine de travail dans l'urgence. Désormais, ce dispositif laisse la place à une structure pérenne de guichet unique : l'Espace d'Information et d'Accompagnement (EIA). Ce dispositif permettra d’assurer, sous l’autorité du ministère de la Justice, en lien avec la DIAV _Déléguée interministérielle de l'aide aux victimes_, la continuité de la prise en charge des victimes de l’attentat de Strasbourg, avec tous les acteurs de la prise en charge à disposition dans ce lieu unique, et notamment : CPAM, avocats, FGTI, caisse d'allocations familiales, Office national des anciens combattants et victimes de guerre, associations de victimes... En charge de l’animation de cet EIA, les 2 AAV France Victimes y proposeront pour leur part une prise en charge globale individualisée : écoute, soutien psychologique, information juridique, accompagnement social, facilitation maximale des démarches pour les victimes.

L'EIA est accessible pour les Strasbourgeois.es et les victimes du département par téléphone pour un rdv : 06 01 70 53 37 de 8h à 20h et sur place du lundi au samedi matin : 6, rue du Jeu des Enfants à Strasbourg avec de larges amplitudes horaires, jusqu'à 19h les mercredi, jeudi et vendredi.

Partout ailleurs, pour les victimes, leurs proches, les personnes choquées, un numéro : 116006 et depuis l'étranger : +33 1 80 52 33 76.

Pour les victimes étrangères, France Victimes s'est rapporché de Victim Support Europe qui regroupe les associations nationales d'aide aux victimes et les autres ressources partout dans le monde. Des mises en relation avec les services existants dans les différents pays touchés pourront ainsi permettre également aux proches des victimes d'être aidés dans leur propre pays. 

 


Le portail national de signalement de violences sexuelles et sexistes est ouvert depuis le 27 novembre 2018.

La Fédération France Victimes et les 3 associations d’aide aux victimes des Yvelines (78) ont été conviées à la cérémonie de lancement, en présence de la ministre de la Justice, Nicole Belloubet, du ministre de l’Intérieur, Christophe Castaner et de la secrétaire d’État chargée de l’égalité entre les femmes et les hommes, Marlène Schiappa. 

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Disponible 24 heures sur 24 et 7 jours sur 7, ce portail permet aux victimes d’entrer en contact par tchat avec des policiers ou des gendarmes formés à la prise en charge des victimes de violences sexuelles et sexistes. L’accès à ce service est gratuit et sans obligation de déclarer son identité ; il faut uniquement renseigner son code postal. 

Toute victime (femme, homme, mineur ou majeur) ou témoin qui souhaite rendre compte de violences peut se rendre sur le portail, accessible de n’importe quel ordinateur, tablette ou smartphone.

Elles peuvent ainsi être accompagnées vers le dépôt de plainte ou, si elles ne le souhaitent pas, vers des associations d’aide aux victimes.

Accéder à la plateforme de signalement