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Lors d'un comité interministériel sur la sécurité routière, la Première ministre Elisabeth Borne a officialisé la mise en place d'un délit d'homicide routier pour les conducteurs conduisant sous l'emprise d'alcool ou de stupéfiants. Cette décision a suscité des débats concernant les implications juridiques et les conséquences pour les victimes et les auteurs de ces infractions.

Que dit le code pénal concernant les homicides ?

Le code pénal établit actuellement une distinction entre deux types d'homicides : involontaires et volontaires. Dans le cas d'un homicide involontaire, la mort est causée sans intention de la donner, résultant d'un comportement dangereux ou négligent. En revanche, un homicide est considéré comme volontaire lorsque la personne agit avec une intention claire. Si l'action n'était pas préméditée, il s'agit d'un meurtre, sinon, d'un assassinat.

Un changement de sémantique pour les homicides routiers

La création du délit d'homicide routier représente principalement un changement sémantique dans le domaine juridique. Bien que les sanctions administratives pour la conduite sous stupéfiants soient renforcées, cette nouvelle qualification ne s'accompagne pas d'un régime de sanctions pénales spécifique ou d'une augmentation des peines déjà prévues pour les homicides involontaires.

Quelles conséquences pour les victimes impliquées dans des accidents de la route ? 

Dans le domaine des infractions involontaires, les victimes expriment le désir de voir les peines alignées sur l'étendue de leur souffrance. Actuellement, les sanctions qualifiées d' "involontaires" sont perçues comme insuffisantes par certaines victimes. La nouvelle sémantique suggère que l'acte n'est pas totalement accidentel lorsque la personne conduisait sous l'emprise d'alcool ou de stupéfiants, ce qui soulève des questions sur les peines dans les cas de conducteurs sobres et les différentes natures de drogues prises en compte.

Quelles conséquences pour les auteurs impliquées dans des accidents de la route ? 

Outre les peines principales telles que les amendes et l'emprisonnement, les conducteurs en état d'ivresse ou sous l'emprise de stupéfiants se verront infliger une perte de 8 points sur leur permis et la saisie systématique de leur véhicule. De plus, le Préfet appliquera désormais une suspension obligatoire du permis de conduire, mesure qui était jusqu'à présent facultative.

Un nouvel échelon de qualification qui soulève des interrogations

Ce changement de sémantique représente un changement symbolique, mais soulève des interrogations concernant la peine pour les victimes lorsque le conducteur était sobre, la prise en compte des différentes natures de drogues (comme les traitements médicaux lourds ou le CBD), ainsi que les autres types d'homicides involontaires (incendies, chasse, attaques de chiens, etc.). Cette nouvelle qualification pose de nombreuses questions qui nécessitent une réflexion plus approfondie.


Le 7 juillet dernier, le Président de la République a promulgué la loi n°2023-566 visant à instaurer une majorité numérique et à lutter contre la haine en ligne.

Travaux de la CNIL 

Cette loi fait écho aux travaux de la CNIL sur les droits numériques des mineurs, parus en janvier 2021. Elle constatait que :

  • Les pratiques numériques des jeunes sont massives et de plus en plus précoces, (moyenne d'âge d'utilisation des réseaux sociaux 8 ans et demi) 
  • Il y a une volonté des mineurs de gagner en autonomie
  • Il y a une nécessité de renforcer leur protection en ligne.

À qui s'adresse cette loi ?

Au plus jeunes utilisant les réseaux sociaux pour lutter contre les risques primaires (addiction, insatisfaction liée au niveau de vie ou au physique etc.) et secondaire (cyberharcèlement, revenge porn etc.)

Et également aux parents afin qu’il soit plus vigilant sur la durée de connexion de leurs enfants et sur leur utilisation. 

Que faut-il retenir de cette loi ?

La mesure phare de cette loi est l’instauration d’une majorité numérique : le législateur fixe un âge, « seuil de maturité nécessaire à partir duquel un mineur est apte à pouvoir s’inscrire seul, avec un consentement éclairé, sur une plateforme sociale ». Ce seuil, à l’image de l’âge retenu par la Loi Informatique et Libertés en matière de consentement aux traitements de données à caractère personnel, est fixé à quinze ans

Elle implique : 

  • Le refus d’inscription des mineurs de moins de quinze ans, sauf si une autorisation est donnée par l’un des titulaires de l’autorité parentale,
  • Pour les comptes déjà créés les fournisseurs doivent recueillir dans les meilleurs délais l’autorisation de l’un des titulaires ; réciproquement, ce titulaire peut demander la suspension du compte du mineur,
  • L’activation d’un dispositif permettant de contrôler le temps d'utilisation,
  • Informer et prévenir le mineur, ainsi que ses parents sur les risques liés aux usages numériques et les conditions d'utilisation de ses données ainsi que sur ses droits y afférant,
  • Les réseaux sociaux devront être conformes à un référentiel élaboré par l’Autorité de régulation de la communication audiovisuelle et numérique (ARCOM) après consultation de la CNIL.

Par ailleurs, cette loi permet également :

  • Une redéfinition des services de réseaux sociaux en ligne,
  • La lutte contre la haine en ligne*, en imposant aux fournisseurs d’accès et éditeurs de contenus sur internet de permettre le signalement par les utilisateurs, et de communiquer à leurs utilisateurs des messages de prévention contre le harcèlement, et indiquer aux personnes auteurs de signalement les structures d’accompagnement existantes face au harcèlement en ligne. 

*Le 3018 est le numéro gratuit d’assistance pour les victimes de cyberharcèlement, géré par E-Enfance. Il peut, entre autres, faire supprimer comptes et contenus préjudiciables des principaux réseaux sociaux, sites et plateformes, car il a le statut de « signaleur de confiance »

Et les réquisitions judiciaires ?

Concernant les réquisitions judiciaires, la loi instaure un délai de réponse : les opérateurs de plateforme sont tenus de communiquer aux autorités judiciaires les données permettant l’identification de quiconque a contribué à la création d’un contenu dans les dix jours à compter de la réception de la demande, ou dans un délai de huit heures « en cas d’urgence résultant d’un risque imminent d’atteinte grave aux personnes ». 

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Enfin, un rapport sera remis par le Gouvernement au Parlement, dans l’année suivant la promulgation de la loi, sur « les conséquences de l’utilisation des plateformes en ligne, de la surinformation et de l’exposition aux fausses informations sur la santé physique et mentale des jeunes, notamment des mineurs, ainsi que sur leurs capacités d’apprentissage ». 

Cette loi n’est pas effective immédiatement : en effet, elle entrera en vigueur au maximum dans les trois mois suivant la réponse de la Commission européenne sur sa conformité au droit de l’Union européenne. 

  pdf Découvrez dans son intégralité la loi ici. (132 KB)

Découvrez l'enquête de la CNIL sur les droits numériques des mineurs.


Le jeudi 6 avril 2023, la fédération France Victimes a participé aux premières assises internationales de lutte contre les violences sexuelles dans le sport, organisées par le Comité National Olympique et Sportif Français (CNOSF).

Au programme de cette journée : des témoignages forts, ainsi que des tables rondes pour mettre en lumière les dispositifs et initiatives mis en place, en France et à l’international, mais également les manques et pistes à explorer.
 
En outre, le CNOSF affirme son souhait de travailler avec France Victimes aux côtés d’autres structures associatives telles que Fight For Dignity, La Voix de Sarah fondée par Sarah Abitbol, et Colosse aux pieds d'argile, qui s'engagent aussi quotidiennement contre les violences et pour la protection des personnes victimes.
 
Merci à Brigitte Henriques, Catherine Moyon de Baecque et Jean Zougrana, co-président.e.s de la Commission de lutte contre les violences sexuelles et les discriminations dans le sport du CNOSF, pour la confiance accordée à France Victimes.
 
Forte de ses 130 associations locales agréées, de ses 1650 professionnels qui reçoivent près de 350 000 victimes chaque année, France Victimes souhaite renforcer l’accompagnement des athlètes victimes de tous types de violences, et de leur entourage.


Le mercredi 14 juin 2023, s’est tenue l’Assemblée Générale de la fédération France Victimes. 

Une soixantaine de personnes représentant 50 associations étaient présentes à l’événement à la Mairie de Montpellier. 

Cette Assemblée Générale a permis de partager des réflexions, des préoccupations et ouvrir des débats sur une aide aux victimes plus efficace et pérenne.

Durant la matinée plusieurs échanges sur les différents rapports qui ont été présentés et des votes statuaires. À ce titre le  pdf rapport  (15.06 MB) pdf d’activité 2022 (15.06 MB)  a été dévoilé.

L’après-midi quant à lui été placé sous le signe de la découverte des nouveaux projets, de la présentation de la nouvelle équipe de la Fédération, puis avec un débat autour de l’aide aux victimes de demain, en lien avec les événements climatiques.

Enfin, l’Assemblée Générale s’est terminée par l’annonce des résultats du renouvellement du tiers sortant des membres du Conseil d’administration.

Les 8 associations sortantes ont toutes été réélues :

  • APERS 13,
  • REMAID France Victimes 34,
  • France Victimes APRESS 38,
  • ADAVEM JP 40,
  • LE MARS France Victimes 51,
  • France Victimes 66,
  • AMAV 84,
  • GUADAV France Victimes 97-1.

  pdf Retrouvez le diaporama de l’AG juste ici (15.68 MB)


 

La fédération France Victimes vous présente pour cette deuxième année consécutive son Essentiel 2022.

Ce support imprimé et numérique permet en seulement 8 pages de synthétiser l'année passée et les échéances 2023.
Vous y retrouverez : 

  • Les chiffres clés,
  • Les temps forts et les focus de 2022,
  • Les expertises et auditions,
  • L'actualité sur nos partenariats,
  • Les avancées et les innovations dans l'aide aux victimes,
  • Nos projets européens,
  • Les rendez-vous de 2023.

Pour le lire, c'est par ici :  pdf Essentiel 2022 - fédération France Victimes (2.07 MB)


 

La Fédération a assisté à la 4ème cérémonie d’hommage du 11 mars 2023, qui se déroulait aux Invalides, afin de témoigner son soutien à toutes les victimes d’actes de terrorisme et leurs proches. 

 Au programme de cet événement, et en présence du Président de la République, Emmanuel Macron : 

  • vidéo du Musée Mémorial du Terrorisme, 
  • interprétation de l’hymne européen d’hommage aux victimes de terrorisme, 
  • échanges entre le Président et les victimes, etc.

En amont de cette cérémonie, les associations France Victimes, tout comme les associations de victimes, avaient recensé et inscrit les victimes souhaitant y participer.

 

Par ailleurs, le 13 mars 2023, la fédération France Victimes, représentée par Isabelle Sadowski, Directrice Générale Adjointe, était présente à l'hommage rendu à Françoise Rudetzki, victime d’un attentat en 1983, et qui consacra sa vie à la cause des victimes d’actes de terrorisme.

En présence de Mme Élisabeth Borne et de M. Éric Dupond-Moretti, a été dévoilée une plaque en son honneur au Fonds de Garantie des Victimes, pour lequel elle a été pionnière dans sa création et administratrice durant 35 ans.

À cette occasion, des échanges ont eu lieu entre la Première ministre et le Garde des Sceaux, avec les équipes du Fonds de Garantie, puis avec les associations, sur les enjeux de l'accompagnement et de l'indemnisation des victimes d'attentats.


Le 8 mars 2023, Make.org foundation révélait le plan d'action issu Grande Cause des Inégalités. Quelques jours après, Mémo de Vie a eu l’occasion de pitcher son projet pour cette Grande Cause des Inégalités. Durant cette journée, 8 actions de la société civile ont été dévoilées pour lutter contre toutes les inégalités subies par les femmes.

Dans les invités, se trouvaient des associations, ainsi que des entreprises futures partenaires à Mémo de Vie (Rothschild & Co, Universal Music France, LVMH, Clear Channel France, Cdiscount) avec le soutien de EY pour mettre en œuvre et être déployés sur l’ensemble du territoire, au cours des deux prochaines années. Isabelle Rome, Ministre déléguée auprès de la Première ministre, chargée de l’Egalité entre les femmes et les hommes, de la Diversité et de l’Égalité des chances était également présente.

Les objectifs de ce projet étant :

  • Sensibiliser à l’égalité et au respect des femmes, en particulier dès le plus jeune âge,
  • Mieux respecter leur liberté de choix,
  • Déconstruire les stéréotypes professionnels et inciter les femmes à investir certains secteurs comme les sciences ou la tech,
  • Lutter contre les inégalités salariales, agir davantage contre le sexisme en milieu professionnel,
  • Garantir une meilleure prise en charge pour les femmes victimes de violences etc....

Ce plan d’actions répond aux priorités citoyennes exprimées par près de 260 000 participants à la consultation menée sur la plateforme Make.org du 07 mars au 18 mai 2022. La webapp Mémo de Vie a quant à elle pour objet d’accompagner chaque année les personnes victimes de violences répétées, en facilitant toutes les étapes de sortie des violences grâce à une plateforme gratuite et sécurisée pour sauvegarder des documents et des témoignages.  

Son objectif, d’ici 2025, est d’arriver à 100 000 visiteurs de la plateforme et 10 000 comptes créés. 


 

Durant le mois de mars, s’est tenue dans les locaux de la fédération France Victimes à Paris, la signature d'une convention entre cette dernière et la fédération Citoyens & Justice.

Au regard des nombreuses associations adhérentes aux deux Fédérations et d’une vision commune de la justice, elles ont décidé de formaliser leurs relations de longue date et d’engager un travail partenarial.  

Ce partenariat permettra de renforcer la complémentarité des champs d’intervention de chacun, ainsi que la volonté commune de développer des échanges et des actions, que ce soit vers les associations adhérentes, ou plus largement en direction des professionnels de justice. 

Maryse Le Men Régnier et Marielle Thuau, respectivement Présidentes de la Fédération France Victimes et de Citoyens & Justice, l'ont rappelé dans leurs interventions : l'accompagnement des victimes et l'accompagnement des auteurs participent d'une même politique au service des justiciables, une politique de pacification des conflits, de sécurité pour les personnes et de lutte contre la récidive. Il était donc tout naturel que les Fédérations fassent le choix de travailler ensemble en direction de leurs réseaux, mais aussi en direction du ministère de la Justice.

Par ailleurs, de nombreuses associations des deux Réseaux ainsi que des représentants du ministère de la Justice ont assisté à ce moment fort, notamment Anne Coquet, Sous-directrice des missions de protection judiciaire de la jeunesse qui représentait Caroline Nisand, directrice de la PJJ, Phillipe Caillol, chef du SADJAV, qui représentait également la Secrétaire générale du ministère Carine Chevrier, Claire-Marie Casanova, Conseillère politique judiciaire de la jeunesse du garde des Sceaux, ainsi que des représentants de la Déléguée Interministérielle à l'Aide aux Victimes, Alexandra Louis.

 



Les 9 et 10 mars 2023, la fédération France Victimes a participé à la 1ère édition des Assises de la Mission Interministérielle de vigilance et de lutte contre les dérives sectaires (Miviludes), sur le thème de la « lutte contre les dérives sectaires », présidée par Madame Sonia Backès, Secrétaire d’État auprès du ministre de l’Intérieur et des Outre-mer, chargée de la Citoyenneté.

L’objectif général de ces Assises était de redynamiser et de renforcer l’efficacité de la politique publique de lutte contre les dérives sectaires ; pour la Fédération, il s’agissait de contribuer, en lien avec les autres partenaires, à améliorer le parcours de prise en charge des victimes de dérives sectaires.

La première journée a été globalement consacrée à 3 tables rondes, avec des interventions ministérielles, des experts sur le sujet, et des témoignages de victimes. 

La seconde quant à elle était organisée sous forme de différentes commissions, sur 7 thématiques, avec restitution des travaux l’après-midi.

France Victimes a participé à 2 de ces commissions.


 

Le lundi 6 mars 2023, a eu lieu la signature d’une convention avec la Direction Générale de la Gendarmerie Nationale (DGGN), en la personne du Général d’armée Christian Rodriguez, directeur général de la Gendarmerie, et Françoise PASSUELLO, Vice-Présidente de France Victimes, en présence de Jérôme BERTIN, Directeur Général.

Pour France Victimes, cette convention permet de réaffirmer l’engagement envers les victimes et vient formaliser le partenariat existant de longue date entre la Fédération et la Gendarmerie en matière d’aide et de protection de tout type de victimes d’infractions pénales, via des axes de coopérations tels que : 

  • Favoriser le développement des permanences d’aide aux victimes en Gendarmerie et des postes d’Intervenants Sociaux Gendarmerie (ISG) par le réseau France Victimes,
  • Travailler en partenariat étroit avec les Maisons de Protection des Familles sur des actions de prévention et de sensibilisation en présentant la webapplication Mémo de Vie,
  • Définir des axes de communication sur le 116 006, le rôle et la mission des associations d’aide aux victimes, etc.