
Face à une actualité marquée par plusieurs drames impliquant des enfants et des adolescents, France Victimes réaffirme avec force son engagement en faveur de la protection et de l'accompagnement des mineurs victimes.
L'"affaire Lyhanna", jeune fille de 11 ans tragiquement décédée après avoir été victime d'un viol, a suscité une vive émotion dans tout le pays. Au-delà de cette affaire, sont mises en évidence de profondes et malheuresuement récurrentes difficultés : un manque de coordination entre les acteurs, des moyens qui ne répondent plus aux besoins du terrain, un défaut d'information des victimes, un accompagnement parfois insuffisant.
Le pré-rapport d'inspection publié le 22 juin confirme ces constats en soulignant aussi l'absence de saisine de l'association locale d'aide aux victimes ainsi que les insuffisances dans l'accompagnement proposé aux victimes.
Une mobilisation nationale pour faire évoluer la prise en charge des mineurs victimes
Depuis plusieurs semaines, France Victimes intensifie ses actions afin de faire évoluer durablement la politique publique en faveur des mineurs victimes.
La Fédération mène notamment une importante action de plaidoyer auprès des médias afin d'alerter sur les besoins urgents des victimes. Reçue par plusieurs cabinets ministériels, auditionnée par les Parlementaires, et forte de l'expertise de terrain développée par les associations du Réseau, France Victimes plaide pour la mise en œuvre effective d'un parcours judiciaire adapté, coordonné et protecteur pour chaque mineur victime.
Dans cette perspective, la Fédération demande l'attribution de 7 millions d'euros supplémentaires dès l'exercice 2026. Cet investissement est indispensable pour permettre aux associations d'aide aux victimes de poursuivre, renforcer et pérenniser leurs missions d'accueil, d'accompagnement dans la durée et de protection des victimes sur l'ensemble du territoire.
Un Grenelle des crimes commis contre les mineurs
Convaincue que les réponses actuelles doivent être renforcées, France Victimes a demandé l'organisation d'un Grenelle des crimes commis contre les mineurs.
L'objectif est de construire un véritable plan national de repérage, d'accompagnement et de prise en charge des enfants victimes, associant l'ensemble des professionnels concernés.
Parallèlement, la Fédération a présenté un plan d'urgence intitulé "Les propositions des 100 jours", composé de mesures opérationnelles pouvant être mises en œuvre rapidement afin d'améliorer concrètement le parcours des mineurs victimes.
L'expertise des associations France Victimes au quotidien
Partout en France, les associations du Réseau accompagnent chaque année des milliers d'enfants et d'adolescents, grâce à une prise en charge pluridisciplinaire.
Cet accompagnement repose notamment sur :
- un soutien juridique, psychologique et social adapté à chaque situation ;
- le déploiement du PAMIVI ;
- l'exercice de mandats d'administration ad hoc lorsque les intérêts du mineur doivent être protégés ;
- l'animation, lorsque cela est prévu localement, des bureaux d'aide aux victimes dédiés aux mineurs.
Ces dispositifs illustrent l'expertise développée depuis de nombreuses années par les professionnels du Réseau, dont l'objectif demeure inchangé : garantir à chaque enfant victime un accompagnement rapide, coordonné et humain.
Faire des mineurs victimes une priorité nationale
Pour France Victimes, chaque enfant victime doit pouvoir bénéficier d'un accompagnement spécialisé, quels que soient son lieu de résidence ou la nature des violences subies.
La Fédération poursuit donc son travail de plaidoyer auprès des pouvoirs publics afin que les associations disposent des moyens nécessaires pour répondre à l'augmentation constante des besoins.
Parce que derrière chaque dossier se trouve un enfant, une famille et un parcours de vie profondément bouleversé, renforcer l'accompagnement des mineurs victimes constitue aujourd'hui une priorité collective.
